Emballages : le décret est publié

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    À compter du 1er janvier 2022, l’interdiction des emballages plastiques pour le conditionnement des fruits et légumes frais entrera en application. En effet, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, et Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, ont signé le décret encadrant l’interdiction des emballages plastiques autour des fruits et légumes frais non transformés, qui paraît ce 12 octobre. Celui-ci prévoit une application progressive de cette interdiction afin qu’au plus tard en 2026, l’ensemble des fruits et légumes soient vendus sans emballage plastique. Alors qu’on estime que 37 % des fruits et légumes sont aujourd’hui vendus sous emballage, cette mesure permettra de supprimer plus d’un milliard d’emballages en plastique inutiles chaque année.

    Donc, dès le 1er janvier prochain, c’est une trentaine de fruits et légumes frais non transformés qui seront vendus sans plastique, dont une quinzaine de légumes : poireaux, courgettes, aubergines, poivrons, concombres, pommes de terre et carotte, tomates rondes, oignons et navets, choux, choux fleurs, courges, panais, radis, topinambours, légumes racines. Et côté fruits : pommes, poires, oranges, clémentines, kiwis, mandarines, citrons, pamplemousses, prunes, melons, ananas, mangues, fruits de la passion, kakis, etc.

    Interfel est surprise d’apprendre le contenu de ce décret par voie de presse. À quelques semaines de l’application du décret, les entreprises de la filière vont devoir faire face à de nombreux obstacles structurels et techniques alors que des problématiques importantes de mises en oeuvre restent encore à éclaircir. Certaines propositions pragmatiques formulées par la filière, qui représente en fait, sur le champ de cette loi, moins de 1,5 % des conditionnements plastiques utilisés dans le secteur alimentaire, n’ont pas été retenues, comme l’utilisation de plastique 100 % recyclable pour les emballages de fruits et légumes (autorisée par ailleurs dans tous les autres secteurs !). De plus, des indisponibilités de matières premières et le coût économique des solutions alternatives rendent particulièrement difficile une mise en place au 1er janvier, ceci pour l’ensemble du marché.

    Pour en savoir plus, vous pouvez (re)découvrir la webinale de végétable sur le sujet ici.

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