L’alimentation nippone reste un pilier social fort de la culture de l’empire du soleil levant. La richesse des ingrédients, la subtilité des saveurs, les présentations soigneuses et esthétiques alliées à la propreté et à l’hygiène en font sans conteste une valeur reconnue du patrimoine universel. L’archipel du Japon, potentiellement sismique et volcanique, s’étire sur 3 000 km, avec 4 territoires insulaires principaux au large des côtes nord-est de l’Asie et une superficie des deux tiers seulement de la France. Il est presqu’aussi peuplé que la vaste Russie et deux fois plus que la France et fortement concurrencé par l’Inde et l’Allemagne pour son 3e rang de puissance économique mondiale, derrière les USA (1er) et la Chine (2e), selon leur PIB. Cependant, son économie doit aujourd’hui faire face à trois défis majeurs : une dette publique actuellement à 255,2 % de son PIB, un taux d’inflation (+3,5 %, alors que l’objectif de la BOJ* était de 2 % pour 2025), qui entrave sérieusement les flux d’export et le niveau de la consommation intérieure, et une hypothèque des droits de douane, que font peser les USA sur les produits majeurs du commerce extérieur nippon. Politiquement, la récemment nommée (au 21 octobre dernier) Première ministre, Sanae Takaichi, propose un nouveau plan massif de relance économique de 118 Md€ pour soutenir le pouvoir d’achat de la population par des exonérations fiscales, en particulier la suppression de la TVA de 8 % sur les produits alimentaires, et la réduction des taxes sur l’essence et les factures d’électricité. Ce plan doit ensuite redynamiser des secteurs jugés stratégiques (construction navale, IA, développement des semi-conducteurs…). Il est, enfin, destiné à s’émanciper réellement du « neutralisme » hérité de la défaite de 1945, et à se réarmer face aux défis directement menaçants des voisins chinois, nord-coréens et russes.
Veuillez vous abonner pour lire la suite ou acheter le magazine de janvier










