Regard d’expert GMS : la consommation chauvine

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La consommation chauvine est-elle frein ou levier pour notre filière ? Pas une prise de parole, des politiciens, des interprofessionnels, ou des bobos des deux rives, qui ne martèle à l’infini des tirades sur le bien-fondé d’une consommation saisonnière, locale, bio et équitable.

La production idéale serait une sorte de potager géant, façon Comté des Hobbits, ou de rubiconds paysans vivraient heureux et auraient encore le temps de faire danser la belle Suzie. Tant pis pour les différents prérequis souvent difficiles à cumuler et incompatibles avec la recherche de pouvoir d’achat de la majorité des consommateurs. Mais mon propos du jour n’est pas là. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Quand les temps sont difficiles, la tendance naturelle peut être de tenter de privilégier la production nationale au détriment des autres origines. Petit bénéfice à court terme, mais très mauvais calcul à long terme. Pourquoi ?

1 – N’en déplaise au Club des Amis du Béret et à la Guilde des Porteurs de Baguette, le rapport qualité/prix national n’est pas assez souvent le meilleur pour le consommateur, ce en raison, principalement, du coût de production trop élevé de nos F&L, écrasés de taxes et de tracasseries administratives, qui envoie les producteurs dans les choux… de Bruxelles. Pour améliorer son pouvoir d’achat en F&L, il faut savoir accepter plus de trois couleurs sur un drapeau.

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