Le gouvernement actuel, dirigé par les travaillistes depuis bientôt deux ans, est dans une position ambiguë sur le modus operandi des questions économiques et des liens qui unissent le Royaume-Uni et l’UE-27. Les accords bilatéraux entre ces entités, motivés par des sujets relevant des conjectures internationales, ont été multipliés au cours des trois dernières années, mais ont rappelé l’identité géographique et le degré d’association du Royaume-Uni avec l’Union. Ce lien reste économiquement incontournable, même s’il est contesté par l’opposition conservatrice et les « brexiters ». Il est fragilisé par des puissances qui s’émancipent délibérément des conventions organisationnelles mondiales, en se focalisant sur leurs intérêts mercantiles propres, et remplaçant le droit international par la coercition ouverte. Ce séisme éthique, amalgamant stratégies politiques et intérêts commerciaux, modifie profondément les relations internationales et oblitère celles des anciennes alliances. Ce qui subsiste du Commonwealth est tiraillé entre des deals prometteurs et des visions stratégiques jugées dépassées, voire obsolètes, troquant le reste de l’ancien empire contre des intérêts lucratifs d’un impérialisme nouveau.
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