Regard d’expert commerce international : la Suisse

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Un marché régulé et valorisant

La Suisse a augmenté naturellement ses achats d’espèces fruitières et légumières à connotation de santé, induisant une plus grande diversité des offres et une tendance haussière de la plus-value des approvisionnements extérieurs.

La Suise
© Elenarts M

La Suisse s’affirme politiquement neutre au cœur de l’Europe, mais reste hors de l’UE-27, avec laquelle elle a tissé des liens économiques solides et dont elle abrite les nombreux sièges de groupes industriels et de services internationaux. Les pourparlers réguliers du Conseil fédéral avec l’UE ont une nouvelle fois confirmé les accords de préservation des tarifs douaniers (y compris la reconduction des contingents tarifaires et leur méthode d’administration). L’État suisse maintient une économie prospère, dispose d’un système éducatif envié, d’un encadrement santé de qualité, de performances environnementales remarquées et d’un niveau de vie parmi les plus élevés d’Europe. Ce pays constitue un débouché agroalimentaire de choix, mais ne parvient pas à réduire sa dépendance des importations : son taux d’autoapprovisionnement couvre à peine la moitié de ses besoins en fruits, légumes et pommes de terre, malgré les soutiens judicieux à son agriculture et à ses industries AA. L’administration régulée (le « système de phases ») de son approvisionnement extérieur permet de privilégier son offre intérieure face aux achats extérieurs, mais son solde agroalimentaire, particulièrement celui des fruits, légumes et pommes de terre, reste largement négatif. Les contraintes environnementales et sanitaires concernant les cultures ou l’élaboration des produits alimentaires, de même que les attentes en goût, sont élevées et priorisées. Elles doivent être respectées par les fournisseurs étrangers du marché helvétique. La Suisse est un débouché valorisant dès lors que les produits sont de qualité avérée. Veuillez vous abonner pour lire la suite ou acheter le magazine de mars.