Un outil pour les légumes de demain

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    Avec l’Organisation bretonne de sélection, Prince de Bretagne peut mieux inventer les légumes de demain.

    Grand spécialiste du chou-fleur – 60 à 65 % de sa production de 450 millions de graines produites par an a au service des 1 700 maraîchers de Prince de Bretagne, l’OBS (Organisation bretonne de sélection) a travaillé ces dernières années sur plusieurs espèces de choux qui arrivent désormais sur les étals. Ce sont « des choux-tiges, sorte d’ultra-mini choux-fleurs, en test depuis trois ans au CATE (Centre technique de la filière pour les légumes conventionnels) et qui vont être cultivés par un producteur cette année », expliquait début juin Patrick Guivarc’h, en charge de la diversification chez Prince de Bretagne. Ce sont également des choux chinois, des romanesco orange et des romanesco blancs, etc.

    Née il y a cinquante ans à Plougoulm, dans le Finistère, à deux pas de Saint-Pol-de-Léon, au cœur du principal bassin du Nord-Bretagne, l’OBS poursuit inlassablement son travail de création et d’amélioration variétale. Cet outil a sans conteste permis à la filière de se diversifier. « Dans les années 1970, le gros de l’activité se résumait à trois produits : choux-fleurs, artichauts et pommes de terre primeurs », a soulingé Marc Kéranguéven, président de Prince de Bretagne. « Aujourd’hui, la filière produit 47 légumes différents (147 avec les déclinaisons) et la part des légumes historiques n’apparaît plus que pour le tiers des ventes. » Structure sous statut associatif, l’OBS s’appuie sur 8 hectares de cultures expérimentales en plein champ et sous abris pour identifier et créer, après dix à quinze ans de croisements, les variétés réclamées par le marché.

    Prince de Bretagne remonte l’information à l’OBS qui se met alors au travail, avec une trentaine de techniciens et de chercheurs. Celle-ci dispose d’une importante réserve de matériel végétal pour agir rapidement. Elle crée en moyenne deux variétés de choux-fleurs par an (une quarantaine dans son catalogue, pour tous les terroirs et les saisons). Et veille à inventer des variétés résistantes aux maladies pour ne pas avoir à les traiter chimiquement. C’est par exemple le cas pour deux variétés d’échalotes résistantes au mildiou sorties par l’OBS ces dernières années. elle travaille également sur des variétés de choux-fleurs disposant d’une système racinaire capable de se développer par manque d’eau.

    © OBS