Regard d’expert commerce international : les petits fruits et baies

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Les innovations variétales, les technologies culturales, les conditionnements, la qualité gustative et la fraîcheur des petits fruits et baies devront être parfaitement maîtrisés, s’agissant de produits onéreux, pour répondre aux attentes des consommateurs.

Le spectaculaire développement de la production mondiale de petits fruits et baies, depuis une bonne décennie, s’appuie sur l’engouement des consommateurs des marchés porteurs et rémunérateurs en quête de diversification alimentaire. La dynamique de cet essor repose sur les performances R&D des obtenteurs variétaux et traduit l’engagement des organisations professionnelles, les investissements de groupes agro-industriels de certains pays, mais aussi les initiatives moins réfléchies, plus spéculatives ou diffuses de suiveurs et/ou d’amateurs éclairés.

En tout cas, les niveaux actuels de rémunération de ces produits sur nos marchés resteront possibles tant que les « ingrédients » de la formation des prix ne bousculeront pas l’actuelle précarité sociale (différentiels des coûts du travail pour des produits « gourmands en main-d’œuvre), les dérives environnementales (coefficient carbone sur les transports maritimes/aériens lointains, ou surdimension du coefficient emballages/poids net), ou qualitatives (contraintes temps de livraison entre récoltes « avancées » et consommation, au regard de la conservation des fruits ou du goût, notamment dans les circuits longs)… Les derniers salons professionnels ont montré l’importance de la « technologie embarquée » dans une barquette de 125 g de baies (machines et technologies innovantes de récoltes, de triages visuel et qualitatif, de matériaux inédits de conditionnement et de froid), ainsi que les nouveautés variétales, génétiques ou culturales… pour amener ce fruit non conservable à l’autre bout du monde.

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