Record d’exportation des agrumes en Espagne

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    Malgré les pluies, les restrictions de récolte, la baisse de productivité due aux nouvelles mesures de sécurité et les difficultés de transport dues aux contrôles sanitaires frontaliers, les ventes d’agrumes de l’Espagne vers l’étranger ont explosé en mars.

    Le secteur espagnol des agrumes a enregistré le meilleur mois de mars de son histoire, avec près d’un demi-million de tonnes exportées (499 291 exactement). Grâce en particulier à l’intérêt des Européens à renforcer leur système immunitaire. En effet, avec une récolte nationale en baisse de près de 24 % et malgré la baisse sensible du commerce extérieur, autant de tonnes ont été exportées jusqu’à cette date que la saison dernière (2,86 millions de tonnes).

    © Richard-Villalon

    Avec les chiffres disponibles à ce jour, on peut d’ores et déjà affirmer qu’avec 276 701 Mt, le troisième mois de 2020 – celui de départ de la pandémie de coronavirus en Europe – a été le deuxième meilleur mois de mars jamais enregistré en oranges (derrière 2015 avec 287 900 Mt et 17 % de plus que celui de 2019). Quant aux clémentines, le rebond mensuel du volume des ventes à l’étranger a été moindre (+ 7 %), mais a permis de récupérer en partie la baisse de 25 % par rapport à la précédente saison. Ceci malgré l’effondrement des ventes vers des destinations importantes au-delà de l’UE, telles que les États-Unis (en raison des tarifs imposés) ou la Chine (en raison du déclenchement de la crise sanitaire). « En période d’extrême difficulté, le secteur espagnol a démontré une fois de plus qu’il est le fournisseur européen le plus sûr, avec les normes de qualité les plus stables et les plus élevées », se félicite Inmaculada Sanfeliu, directrice générale du CCG (Comité de gestion des agrumes).

    Lorsque, en quelques jours, les mesures de confinement ont été étendues d’Espagne et d’Italie à la plupart des États membres de l’UE, la vague de commandes « d’urgence », d’achats à composante obligatoire, s’est étendue au reste du continent. Or la persistance des pluies a contraint à suspendre la récolte dans presque toutes les zones d’agrumes. Les nouvelles dispositions de sécurité et de distanciation dans les équipes de travail ont multiplié les difficultés. Les coûts de transport (avec les contrôles aux frontières et les retours à vide) ont augmenté. L’on a vu quelques ruptures de stock occasionnelles, mais l’approvisionnement de l’Europe n’a jamais été interrompu.