Sous l’égide du Comité technique pomme de terre de la Chambre d’agriculture Nord-Pas-de-Calais, le salon de plein champ Qualipom, carrefour des techniques innovantes et alternatives qui rassemble toute la filière pomme de terre, s’est déroulé le 26 juin à Villers-au-Flos (62).

Près de 2 000 visiteurs sont venus rencontrer les 130 exposants, découvrir les plateformes d’essais, les ateliers techniques, ainsi que les démonstration et expositions de matériels.
Afin de mettre en avant les initiatives des entreprises en faveur de la réduction de l’empreinte carbone, le CNIPT (Comité national interprofessionnel de la pomme de terre), en lien avec le GIPT (Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre) et Semae (l’interprofession des semences), ont mis à disposition des exposants la signalétique spécifique ci-contre qui a servi de fil rouge aux visiteurs de Qualipom.
En effet, en adéquation avec la SNBC (stratégie nationale bas carbone), le CNIPT et le GIPT ont démarré début 2024 un projet visant à analyser, et surtout à réduire, l’empreinte carbone de la filière pomme de terre (voir le dossier pomme de terre dans notre magazine de septembre, à venir). Le fil rouge a conduit vers une dizaine d’exposants.
Des actions concrètes en faveur de la décarbonation
Parmi eux, le négociant Culture Pom a mis en avant ses certifications, l’utilisation de variétés résistantes au mildiou, l’emploi de l’outil d’aide à la décision Miléos, la valorisation des écarts de tri, la pose de panneaux photovoltaïques sur l’un de ses stockages, son adhésion à Demain La Terre ou encore la réalisation d’un bilan carbone. Vitalis, quant à lui, a distribué des prospectus expliquant ses actions concrètes en faveur de la décarbonation : agriculture régénératrice, énergie renouvelable, rationalisation du transport.
Le semencier Desmazières a fait découvrir ses variétés : celles avec faibles besoins en azote, l’un des principaux leviers pour réduire le bilan carbone en culture de pomme de terre (Babylon), celles qui contribuent à préserver le potentiel de production des sols grâce à leur résistance aux nématodes (Armedi), celles qui possèdent une excellente dormance, des besoins réduits en froid et en antigerminatif (Amaez), celles résistantes au mildiou, qui permettent une réduction de l’usage des produits phytos (Beyonce), les précoces, à cycle court, dont les besoins sont réduits en azote et en traitements (Bubble Sun), ou encore celles qui génèrent peu de déchets (Esmée, Rousseau).










