Une nouvelle serre ancrée dans son territoire

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    En Anjou, les Serres de la Salamandre ont été inaugurées officiellement le 23 septembre dernier. Les tomates commercialisées sous la marque du Potager de Jade sont issues d’un système savamment optimisé.

    Les Serres de la Salamandre ont vu le jour en 2021 à Lasse, dans la communauté de communes de Baugé (49). L’aboutissement d’un projet qui aura duré cinq ans et qui mobilise tout un territoire. Trois maraîchers de l’OP Ydéal sont à l’origine de cette installation de dernière génération, qui prévoit trois phases de développement pour atteindre 11 ha de serres et 6 000 tonnes de légumes d’ici à dix ans, pour plusieurs millions d’euros investis. Avec à la clé la création de 80 à 100 emplois locaux. Le principe est simple, récupérer la chaleur émise par l’UVE (unité de valorisation énergétique) du Sivert située à proximité immédiate des serres et en fonctionnement depuis 2006. Plus de 100 000 tonnes d’ordures ménagères y sont traitées et permettent de produire 65 000 MWh d’électricité par an. En sortie de turbine, un hydrocondenseur envoie de l’eau chauffée à 55 °C dans le circuit de chauffage des serres. Une chaudière au gaz naturel vient pallier les arrêts techniques nécessaires à la maintenance de l’UVE Salamandre, cinq semaines par an.

    © Veolia

    Pour leur première campagne en 2022, les Serres de la Salamandre ont produit environ 2 500 tonnes de tomates sur ses 4ha en culture, en récupérant l’équivalent de 15 GWh de chaleur fatale. Et la structure va encore progresser. Avec l’installation prévue d’un méthaniseur sur la zone, les producteurs pourront à la fois valoriser leurs déchets verts et récupérer le CO2 pour l’injecter dans les serres. « À terme, nous voulons être complètement autonomes en eau, en énergie et pour le traitement des déchets », déclare Stéphane Gaborit, l’un des trois gérants. La construction d’une deuxième tranche de 3 ha de serres est déjà programmée pour 2024. « La troisième tranche de 4 ha sera validée si la ressource en eau le permet. » Aujourd’hui, l’irrigation est principalement assurée par la récupération des eaux pluviales dans un bassin bâché de 90 000 m3.

    © Veolia