Pomme des Alpes : se mobiliser pour avancer

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    Les « JT de la pomme des Alpes de Haute-Durance » ont rassemblé 80 arboriculteurs le 24 juin dernier, à Ventavon, pour échanger autour des enjeux liés à leur métier.

    Les arboriculteurs des Hautes-Alpes et du Nord des Alpes de Haute-Provence, en particulier de la nouvelle génération, ont réuni leurs pairs lors de la première JT (journée technique) pour promouvoir la seule pomme à la fois IGP et Label rouge de ce terroir, bénéficiant d’une confrérie active. L’idée est de renouveler l’événement chaque année. L’après-midi a permis d’échanger sur les enjeux techniques, de conduite du verger demain, mais aussi climatiques, dans une région dernièrement impactée par les épisodes de gels. « Nous avons relancé le travail, toute une équipe intègre le collectif, notre objectif maintenant est de nous faire connaître après des professionnels », a annoncé Marie-Pierre Liautaud, la présidente du syndicat. D’où la présence sur le SIA ou le Rungis Tour, sur les réseaux sociaux aussi (création de deux comptes en mars 2022). « Nous cherchons également à homogénéiser les cahiers des charges des deux labels IGP et Label rouge auprès de l’INAO », a poursuivi Marie-Pierre Liautaud, sachant que seules Golden et Gala sont labellisées. « Notre ambition, c’est de faire encore mieux demain. Nous y croyons vraiment. Nous avons un terroir reconnu, voulons redonner confiance et foi en nos arboriculteurs. Le contexte est compliqué, mais nous possédons des signes qualitatifs qui donnent confiance. » La volonté de cohésion passe aussi par une vidéo informative diffusée sur le site internet de la pomme des Alpes de Haute-Durance.

    Cédric Massot (Alp’Union), administrateur, a présenté un ensemble de solutions pour faire face aux aléas, au côté des techniciens de la zone IGP Label rouge : l’aération des arbres, leur éclairement pour favoriser la coloration des fruits, leur accessibilité pour la taille, l’éclaircissage, les clones et porte-greffes à privilégier, les outils à utiliser pour protéger le verger et optimiser son irrigation, l’organisation du chantier de récolte. Pierre Venteau, directeur de l’ANPP au national, a pris la parole dans une vidéo pour livrer un état des lieux annuel de l’évolution du verger alpin et de sa protection face au défi climatique. Le verger des Alpes est vieillissant, évolue peu (prédominance de Golden à 59 %, 91 % en bio), mais on note un vent de dynamisme sur le taux de renouvellement, similaire à la moyenne nationale, et une percée de quelques variétés clubs. Le verger est composé de 3 000 ha de pommiers, 500 ha de poiriers.

    © Pommes des Alpes de Haute-Durance