L’Isara veut devenir “plus qu’une école”

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    L’Isara, école plus que cinquantenaire, a présenté le 3 mai ses ambitions à 2025, visant à mieux répondre aux transitions de demain.

    © végétable

    À l’heure où les enjeux climatiques, agricoles et alimentaires nécessitent de repenser les systèmes et les modèles, l’école d’ingénieurs en agriculture et alimentation, présente sur les campus lyonnais depuis 1968 (Isara) et avignonnais depuis dix ans (Isema), entend bien participer à ces transformations. En s’appuyant sur ses forces, à savoir « l’innovation et l’entrepreneuriat au cœur de la formation » tel que l’ont martelé ses dirigeants lors de la présentation du projet 2025, l’ambition est de devenir « plus qu’une école ». À noter que, depuis sa création, l’Isara-Lyon a formé près de 5 000 ingénieurs. Son budget annuel est de 14 M€, intégrant 140 salariés permanents et 400 intervenants professionnels et scientifiques.

    « Décrire le projet Isara à 2025, c’est déjà se projeter à 2050. Notre ambition amène à préciser ce que l’on doit transformer pour être au rendez-vous des compétences », synthétise Christophe David, directeur de la stratégie et du développement. C’est en travaillant avec le monde de l’entreprise, de la recherche et une pluralité de partenaires que l’Isara a décidé de renforcer ses contenus autour de deux grandes ambitions : accompagner les transitons agricoles et alimentaires, déjà en œuvre depuis 2008, en y intégrant les transitions énergétiques – éolien, méthanisation, photovoltaïque… –, avec la création d’une chaire commune avec l’Écam-Lyon (arts et métiers) ; et se poser en acteur de la transition démographique, intégrant la question du renouvellement des générations. Le choix d’avoir investi depuis dix ans sur le campus avignonnais de l’Isema, « c’est aussi de se tourner vers les zones méditerranéennes et l’Afrique, de s’intéresser à des zones trop mal considérées », tout en développant en parallèle un volet internationalisation à son offre. « Nos formations plutôt généralistes attirent. Nous sommes des médiateurs entre l’agriculture et l’agroalimentaire, avec des enjeux de transformation considérables. Notre ambition est de définir de nouveaux systèmes capables de produire en quantité suffisante des aliments sains, tout en préservant les ressources et en permettant au monde agricole de vivre décemment des fruits de son travail », pointe Pascal Désamais, directeur général.

    En intégrant une vision métier, avec cette volonté de rayonner sur l’agroécologie et les systèmes alimentaires durables, l’école ouvre sa palette de formats et dispositifs de formation, pour développer l’employabilité : plus d’alternance avec l’objectif de doubler la capacité d’étudiants (une centaine sur les deux campus d’ici trois ans), la création d’un bachelor (bac + 3) « qui vise à répondre à certains besoins des entreprises qui ne sont pas satisfaits. Nous partons toujours du marché », précise Pascal Désamais ; et enfin, le renforcement de la logique « ingénieur-manager-entrepreneur » au travers de dispositifs ad hoc (hub des entreprenants associant de multiples partenaires, incubateur Foodshaker, accélérateur Zesteur co-construit avec l’EM-Lyon et le Crédit agricole Centre-Est, dispositifs de financement associés via Foodara et le fonds de dotation Terra Isara). La dynamique des cursus s’entend enfin par le déploiement « d’outils pédagogiques innovants », en utilisant les nouvelles technologies comme autant d’opportunités au sein des formations.

    Jérôme Zlatoff, directeur entrepreneuriat et innovation, Christophe David, directeur stratégie et développement, Pascal Désamais, directeur général, Olivier de Lachapelle, président, et Séverine Carvet, directrice formation ingénieur. © végétable