Le mini kiwi entame sa sixième saison

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    Cette offre de diversification dans la famille des kiwis qu’est le mini kiwi poursuit sa phase de croissance. Ses ventes ont résisté au Covid sur l’année 2020 et le prévisionnel pour l’automne 2021 s’annonce en progression.

    © Primland

    Inconnu sur le marché européen il y a encore quelques années, le mini kiwi (Actinidia arguta, une des branches de la famille du kiwi), commercialisé sous la marque Nergi®, entame sa sixième saison. Cinq millions de baquettes de 125 g, soit environ 625 t, sont attendues sur le marché français, et 7 à 8 millions en Europe. C’est plus que l’an passé (3,2 millions de barquettes) et le double comparé à 2019 (2,5 millions de barquettes). La saison a démarré mi-août au Portugal, vient de démarrer en France et se terminera en novembre. « C’est le produit du moment, un vrai produit plaisir », indique Jean-Baptiste Pinel, directeur de Primland, filiale de commercialisation de la Scaap Kiwifruits de France, l’un des metteurs en marché européen agréé pour la commercialisation de Nergi®, le seul en France. Si le produit reste un segment de niche en volumes dans la catégorie des petits fruits, il peut compter sur ses atouts nutritionnels et jouer des comparaisons : 100 g de Nergi apportent 5,28 g de vitamine E, soit 44 % des apports journaliers recommandés, près du double de l’avocat, un sixième des AJR en fibres, devant la fraise ou l’orange, et 65 % des AJR en vitamine C, l’équivalent de 300 g de cranberry, framboise et grenade additionnées*. Passée la curiosité des premières campagnes, l’un des enjeux est de réussir à tenir sur la durée.

    Il est si proche le temps – seize ans – où ce bureau de vente basé dans les Landes et ses associés ont importé le matériel végétal de Nouvelle-Zélande et démarré les premières plantations au début de la décennie 2010, afin de compléter et diversifier l’offre en kiwi. Les premières ventes ont eu lieu cinq ans plus tard en France, en 2015. Depuis, Primland et ses associés ont développé les plantations dans plusieurs bassins de production en Europe, en contractualisant avec des producteurs au Portugal (région de Porto), en Espagne (Asturies), en Italie (Piémont), jusqu’en Ukraine, tout en poursuivant le développement en France. Ce qui permet d’allonger le calendrier de récolte afin d’être présent plus longtemps sur les étals, et surtout mieux juguler « le risque agricole, les épisodes de gel et de grêle ne nous aidant pas », selon Jean-Baptiste Pinel. C’est un réel enjeu pour les productions très saisonnières, le risque agricole s’étant intensifié ces dernières années. « Notre objectif est d’offrir aux distributeurs et consommateurs la gamme kiwi la plus large possible. En parallèle, le mini kiwi permet à nos producteurs de développer une diversification. Nous testons des variétés nouvelles et montons en puissance sur des variétés déjà plantées. » Et de rappeler que la rusticité de la plante permet de minimiser les intrants.

    * Source : Primland d’après Anses – Étude Eurofins NZ Laboratory services Ltd, avril 2015.

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