Vie d’une banane

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    La qualité de la banane repose sur le bon enchaînement du savoir-faire des acteurs de la filière : producteurs, importateurs, mûrisseurs, grossistes, distributeurs et primeurs.

    « Tous bananamaniacs » est la nouvelle campagne de communication de l’AIB (Association interprofessionnelle de la banane), visant à mieux faire connaître ce fruit auprès du grand public. Originaire d’Asie du Sud-Est, la banane serait consommée par l’homme depuis environ sept mille ans. Le bananier a besoin de chaleur (25 à 40 °C) et d’un climat tropical alternant pluies et fort ensoleillement. Il appartient à la famille des musacées, grandes herbacées tropicales, et son fruit pousse toute l’année. Le producteur doit maîtriser les pratiques agronomiques adaptées à sa zone de production et sélectionne les régimes de bananes à récolter. Celles-ci sont conditionnées en « main » selon le calibre et l’aspect visuel. Elle sont acheminées par voie maritime uniquement, parfois pendant trois semaines, où elles ont été un peu refroidies, jusque chez l’importateur qui les a sélectionnées selon des cahiers des charges précis. À leur arrivée, les bananes sont encore vertes : le mûrisseur doit reproduire le cycle naturel de maturation pendant quatre à six jours sous température et atmosphère contrôlées. C’est là que les fruits acquièrent les 246 composés organoleptiques à l’origine de leurs arômes et saveurs. Ensuite, le grossiste s’approvisionne auprès du mûrisseur : il sélectionne les bananes selon les attentes de ses clients, s’assure de leur qualité sanitaire et de leur maturation. Enfin, les bananes rejoignent les étals, sous l’œil du chef du rayon ou du primeur, qui doit les conserver entre 18 et 20 °C et les manipuler avec précaution. Car la banane, malgré des apparences trompeuses, reste un fruit fragile. 140 millions de tonnes de bananes, toutes variétés confondues, sont produites dans le monde chaque année, dont 850 000 importées en France.

    © AIB