Un consortium pour accélérer l’innovation agroécologique

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    Vingt-huit acteurs du monde de la recherche en génétique végétale s’engagent pour les dix prochaines années en faveur de l’innovation agroécologique, dans un consortium nommé Plantalliance. Ces acteurs, du privé comme du public, ont un objectif commun, celui d’accélérer la transition agroécologique en mobilisant les ressources dans la génomique, la recherche variétale. « C’est un moment important. Nous sommes tous confrontés à des défis démographiques et climatiques. La génétique végétale est un des leviers mobilisables. Pour accompagner cette transition agroécologique, l’innovation par la sélection génétique est un enjeu majeur », a déclaré Philippe Mauguin, président de l’Inrae, le 20 mai dernier.

    Concrètement, ce consortium ne part pas de zéro. La communauté de scientifiques a débuté avec le projet Génoplante de 1999 à 2009, auquel a succédé le GIS Biotechnologies vertes jusqu’en 2020. « Ce sont des consortiums extrêmement féconds qui ont produit des avancées scientifiques majeures pour les producteurs », a assuré Philippe Mauguin. Ces avancées concernent de nombreuses cultures. Les partenaires sont rassemblés autour d’un programme de R&D porteurs de trois enjeux prioritaires : la réduction de l’usage des pesticides, la recherche de meilleure résilience face aux aléas climatiques, la diversification des services écosystémiques apportés par les cultures. L’Inrae partagera une vision commune avec des instituts comme le Cirad, l’IRD, et de nouveaux acteurs comme l’Institut Agro ou Agro Paris Tech, et dans les membres filières, Vegepolys ou Vegenov. « Cet engagement est clairement une marque de notre volonté de former des talents dans les sciences du végétal. Notre objectif est de renforcer le partage d’enjeux, de challenges et de co-construire une vision commune pour le futur de la recherche et de l’agriculture », a complété Carole Caranta, directrice générale déléguée de l’Inrae.

    Philippe Mauguin préside l’Inrae. © Inrae