Regard d’expert commerce international : transports et logistique

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Les transports aériens et routiers restent largement dans la course, en raison de la qualité des services dans la branche du périssable. Le défi (re)lancé du ferroviaire devra mobiliser toutes les volontés.

Si le transport maritime est la pierre angulaire du commerce international en véhiculant près de 80 % des tonnages de biens à l’échelle planétaire – évalués à 11 Mdt en 2022, dont 15 % par conteneurs –, son importance stratégique s’est révélée particulièrement évidente au cours des deux dernières années impactées par la pandémie et la guerre en Ukraine. Les principales compagnies maritimes ont offert des solutions aux blocages politiques, sans lesquelles les échanges auraient été voués à la paralysie. Les autres formes de transports (aérien, ferroviaire, routier) ont subi avec la même violence les conséquences de ces séismes mondiaux. Depuis la fin de l’automne 2022 cependant, les situations paraissent moins tendues. On parle de reprises des activités portuaires, de décongestions des espaces de stockage, de meilleures rotations et d’accès aux conteneurs, d’ouvertures de nouveaux corridors commerciaux, relativement, surtout, aux prix des transports. Notamment maritimes : les taux de fret sont rentrés dans une « normalité », toute relative, après l’explosion démesurée des coûts durant les années 2021 et 2022. Mais plus que jamais, le poids du transport dans la composition du prix des marchandises restera un paramètre déterminant en situations inflationnistes, et concurrentielles mondiales, nationales et locales.

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