Manger responsable oui, mais pas seulement à la maison

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    Avec le fort retour de la RHD, la tendance à l’alimentation responsable se propage maintenant au-delà de la maison. Ainsi 81 % des Français attendent cette démarche de la part de la restauration, en priorité dans les cantines scolaires.

    Max Havelaar a publié les résultats de la 3e édition de son baromètre annuel de la transition alimentaire. Trois enseignements majeurs en ressortent. D’abord, l’achat de produits alimentaires responsables (local, équitable, bio, zéro déchet) résiste et progresse même, malgré la crise Covid. Aujourd’hui, 90 % des Français achètent ce type de produits au moins une fois par mois. Deuxièmement, bien que le prix reste le principal frein, les raisons de consommer responsable se diversifient. La première motivation reste de permettre une juste rémunération des producteurs. Cependant, d’autres motivations de consommer responsable émergent et s’installent dans les pratiques : traçabilité, transparence, goût, aspirations au « mieux manger»… Enfin, la nouveauté en 2021 est que les Français expriment des attentes fortes à l’égard de l’ensemble de la restauration hors domicile. 81 % d’entre eux souhaitent que les restaurateurs intègrent à leur menu des produits alimentaires responsables.

    Lorsqu’ils mangent à l’extérieur, les consommateurs français interrogés attendent clairement qu’on leur propose des produits alimentaires locaux (86 %), qu’on les informe de la provenance et de la qualité des aliments (79 %) et qu’on leur garantisse une juste rémunération des producteurs des aliments proposés à la carte (77 %). Toujours selon ce baromètre, cela renforcerait leur confiance dans leur restaurant, en leur apportant un gage de qualité.

    Plus encore qu’au restaurant, le développement d’une offre de produits alimentaires responsables est jugé prioritaire dans les cantines scolaires et les restaurants universitaires pour plus de 6 Français sur 10, avant d’autres établissements qu’ils fréquentent également comme les restaurants de proximité (49 %) et d’entreprise (40 %). « Les attentes de l’opinion en faveur d’une alimentation locale, équitable, bio, sans déchets, dans les écoles et universités sont massives. C’est un enjeu majeur dont peuvent se saisir les collectivités locales pour répondre aux aspirations des Français en la matière ; on dénombre d’ailleurs déjà près de 2 000 villes et régions équitables dans le monde », indique Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France.

    © Agrine