Le crédit d’impôt en voie de prolongation

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    L’Assemblée Nationale a adopté, mi-novembre, deux amendements déposés dans le projet de loi de finances 2022 prévoyant de prolonger le crédit d’impôt bio jusqu’à 2025 et de l’augmenter à 4 500 € par bénéficiaire et par an. Ces amendements ont reçu le soutien de plusieurs groupes parlementaires et un soutien de « sagesse  » du gouvernement. Si, pour être adopté définitivement, ce dispositif doit encore passer par la navette parlementaire, cette décision est enfin un signal positif envoyé par le gouvernement aux agriculteurs et agricultrices biologiques après des arbitrages Pac défavorables pour les fermes bio.

    « C’est l’idée de rémunérer les agriculteurs et agricultrices biologiques pour les services qu’ils rendent à la planète et à la santé publique qu’on a défendue lors des négociations sur la future politique agricole commune », explique Philippe Camburet, président de la Fnab. Dans le passé, deux dispositifs permettaient d’assurer cette reconnaissance : l’aide européenne de maintien à la bio, qui était perçue après la conversion, et le crédit d’impôt bio, pris sur le budget de l’État, destiné aux petites surfaces qui touchent peu d’aides européennes. Avec la disparition de l’aide au maintien décidée par le gouvernement pour la prochaine Pac, le crédit d’impôt est le dernier outil financier qui permet de reconnaître la valeur environnementale, sanitaire et sociale de la bio. « En reconnaissant le besoin de soutenir dans la durée les fermes qui passent en bio, le gouvernement nous envoie le premier voyant vert depuis des mois », espère Philippe Camburet.

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