La Provence, allez allez !

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    Il y a quelques semaines, j’ai eu le privilege d’assister à la finale du Top 14 au Stade de France et de vivre aux côtés de la Sélection du XV de Provence. Esprit, valeurs, ambiance, organisation,… tout était absolument parfait et j’ai passe un très grand moment pour lequel je remercie à nouveau du fond du cœur les organisateurs. Même si la Pink Lady l’a ce jour emporté sur la Golden, je n’ai pu m’empêcher de faire mentalement un parallèle entre les difficultés de la Production en Provence et ce combat fraternel admirable qu’est le rugby. On se prépare intensément toute une année et la saison peut se jouer sur un coup du destin (enfin, ici, pour le match en lever de rideau, ce fut plutôt sur un coup de tête…), on prend des coups et on se relève, on donne des coups et on relève le copain comme l’adversaire, on est pas dans le coup et on attend la relève, chaque centime compte (quitte a vendre des chapeaux de Provence aux jaunards!). Je profite de ce texte pour demander indulgence aux agréeurs qui ont reçu les pommes preparées par Gigi la semaine qui suivait. Si le calibre de Royal Gala reçu était plutôt du 55/95, catégorie 3, stické ‘Williams verte’, dites-vous bien, compte tenu de l’after, que d’arriver à mettre des fruits dans le colis était déjà un exploit… Petit détail à parfaire, Messieurs les supporters, gardez bien à l’esprit que le rugby est à part et qu’il y a des choses sacrées. A chaque penalité tentée par le Stade Français, un des tambours de Clermont essayait de le déconcentrer (Respect the kicker). A chaque faute légitimement sifflée par Monsieur l’arbitre, de jeunes supporters que je veux croire submergés par l’envie de voir leur équipe gagner (et par le jaune qui était décidement la couleur du jour…) ou encore sous le choc après le passage des demoiselles du char arborant d’autres boucliers que celui de Brenus, mais qu’on aimerait tout autant embrasser, allaient au delà du traditionnel ‘voyou!’ et s’autorisaient d’autres appellations plus couturmières des stades ou le ballon est plus rond et les têtes plus vides. Pour que l’on continue à emener nos gamins au stade, faites en sorte que le rugby reste le rugby.
    Bravo au gagnant, merci au perdant et respect pour tout le monde.