La filière appelle les jeunes !

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    Dans les dix à quinze prochaines années, 20 % des maraîchers partiront progressivement à la retraite. La filière des légumes lance un appel et met en lumière les aides qui existent comme la dotation jeunes agriculteurs.

    Le jeune maraîcher qui s’installe peut rejoindre une coopérative ou une OP (organisation de producteurs). Il est également possible de se lancer dans l’aventure à plusieurs et de partager les parts de l’entreprise. Ainsi, Anaïs, jeune maraîchère de la coopérative Océane (Loire-Atlantique) d’une trentaine d’années, cumule ces deux possibilités : « Je me suis lancée dans le maraîchage aux côtés d’un maraîcher plus aguerri, dont je profite largement de l’expérience dans le métier. Pour l’instant, nous nous partageons les parts de l’entreprise et, à terme, je rachèterai ses parts. » Jacques Rouchaussé, président de Légumes de France, appuie : « Grâce à ce système de transmission, les jeunes peuvent bénéficier du soutien, de l’expérience et de l’expertise de ceux qui se sont installés avant eux. Légumes de France est à leur disposition pour les épauler et les diriger vers les bons interlocuteurs en fonction de leurs besoins : Jeunes Agriculteurs, Chambre d’Agriculture, etc. »

    Le maraîchage est un métier en profonde mutation qui devra continuer à innover pour répondre aux attentes des consommateurs et aux défis environnementaux des années à venir. Ainsi, Anaïs précise : « En tant que jeunes maraîchers, forcément, nous nous préoccupons des enjeux environnementaux et de l’impact que nous pouvons avoir. Nous menons une large réflexion sur la culture de demain. Nous réfléchissons à la meilleure manière d’être économes en énergie, nous avons supprimé en quasi intégralité l’usage des produits phytosanitaires et nous menons, avec la coopérative Océane, une réflexion sur les emballages. » Entreprendre dans le maraîchage sous serre permet de s’intéresser à des sujets très variés : soin et suivi des plantes, thématiques énergétiques, management des équipes, comptabilité, etc.

    « Des aides existent, il ne faut pas hésiter à les solliciter », encourage Jacques Rouchaussé. Dotation jeunes agriculteurs (32 000 € en moyenne par actif), programme pour l’accompagnement à l’installation-transmission en agriculture, plan de professionnalisation personnalisé, il existe dans chaque département un point accueil installation pour aider les porteurs de projets. Toutes ces aides sont destinées à faciliter le renouvellement des générations en agriculture, notamment les installations hors du cadre familial.

    Anaïs est une jeune productrice de la coopérative Océane. © DR