« L’abondance de volumes peut être une opportunité, à condition qu’elle s’accompagne d’un haut niveau de maitrise dans le respect des accords conclus », a rappelé Florence Rossillion, directrice du CNIPT, dans Pomme de terre hebdo du 4 septembre.

« C’est ainsi que producteurs, transformateurs et distributeurs pourront préserver la valeur du produit, la confiance du consommateur et la pérennité économique de l’ensemble du secteur. » La conjoncture à mi-aout laissait présager une campagne 2025 a priori excédentaire, avec une pression sur les prix du marché libre observée dès le début de l’été.
Les prévisions de volumes actualisés fin aout l’ont confirmé. Même si les rendements semblent, globalement, dans la moyenne pluriannuelle selon les prélèvements UNPT/CNIPT, avec même un léger recul sur le frais, la forte hausse des surfaces amèneront des volumes additionnels sur le marché.
Cet été, comme les précédents, l’UNPT a réalisé pour le compte du CNIPT des prélèvements tous les 15 jours sur 250 parcelles dans les principales régions de production pour estimer les tonnages à venir. « Cette année, dès la semaine 32 – 1re semaine d’août –, nous avons observé une avance de 15 jours sur les résultats habituels », a souligné François-Xavier Broutin, directeur des affaires économiques au CNIPT.
La capacité de la filière à rester soudée
« Si on raisonne en nombre de jours de culture, tenant donc compte des plantations plus précoces cette année, sur la base des éléments disponibles à fin août, nous attendons un rendement proche de la moyenne pluriannuelle pour les pommes de terre de conservation (frais et industrie), avec des entrées en récolte plus précoces. »
Après l’épisode caniculaire qui a ensuite touché une grande partie de l’hexagone entre le 10 et le 20 août, l’impact sur le rendement et /ou la qualité des lots de pommes de terre, déjà menacés par le stress hydrique et des restrictions préfectorales dans certains bassins, est difficile à évaluer, mais les derniers prélèvements en semaine 34 indiquent une sénescence déjà présente pour de nombreuses parcelles.
« Le défi de cette campagne ne se joue pas seulement dans les champs ou sur les étals, mais dans la capacité de la filière à rester soudée pour valoriser, ensemble, une production prometteuse par sa qualité », a souligné Florence Rossillion.
Retrouvez notre dossier pomme de terre dans l’édition de végétable de septembre.










