La souveraineté alimentaire est-elle condamnée ?

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    À l’occasion du Salon international de l’agriculture, Dominique Chargé, président de La Coopération agricole, a rédigé une tribune sur le site du Journal du dimanche* : « Demain, pourrons-nous encore nourrir la France ? » Il y rapporte que la France ne cesse de perdre des parts de marché : 2e exportatrice mondiale il y a vingt ans, elle se situe désormais au 6e rang. Elle importe aujourd’hui environ 60 milliards d’euros de denrées alimentaires, soit 2,2 fois plus qu’en 2000. Près des trois quarts des fruits que nous consommons viennent de l’étranger, de même que la moitié des poulets ou des ovins qui terminent dans nos assiettes…  Les Français vont-ils pouvoir se nourrir à leur goût et à leur faim dans les années qui viennent ? Produire mieux, plus, durable, devient impératif. La souveraineté alimentaire relève d’une dynamique globale et collective. Dominique Chargé appelle à la mobilisation générale !

    Au même moment, Felcoop, la Fédération française de la coopération fruitière, légumière, horticole, soutient les manifestations d’exaspération des producteurs de fruits et légumes, face aux situations dramatiques qu’ils vivent, et publie un manifeste. Elle y affirme que les exploitations et coopératives agricoles sont condamnées. La vaste crise actuelle, à tous les niveaux, amplifie un processus amorcé il y a vingt ans, dont le consommateur n’a pas conscience, continuant de se nourrir avec des produits importés.

    Demain, mercredi 1er mars 2023 sur le Sia, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire doit dévoiler son plan de souveraineté alimentaire. L’espoir de sauver la production française est mince, mais… c’est le dernier.

    * à lire ici dans son intégrité.

    © végétable