Espagne : des pertes significatives en légumes plein champ

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    Les 12 et 13 septembre dernier, orages et pluies diluviennes se sont abattues sur le Sud-Est de la péninsule ibérique, provoquant 7 morts et affectant 300 000 ha de cultures.

    Les provinces d’Alicante, Murcie, Valence et Almeria ont subi les trombes d’eau d’un épisode climatique exceptionnel, les 12 et 13 septembre, qualifié de « plus grosse catastrophe depuis 140 ans » par les services météos d’Alicante et de Murcie. Ces pluies intenses ont provoqué des crues éclairs et des inondations, touchant quelque 300 000 ha de cultures largement composées de fruits et légumes, mais, heureusement, tout n’a pas été détruit. Les cultures légumières de plein champ ont été logiquement les plus affectées, avec des pertes nettes assez élevées, notamment en salades et artichauts. Ce qui se traduit à court terme par un déficit d’offre, qui devrait rester conjoncturel, le temps de remettre en culture les productions à cycle court. Pour les producteurs concernés, dont très peu étaient assurés, les conséquences économiques seront significatives. Mais d’un point de vue plus large, ce déficit de production pourrait aussi venir atténuer l’effet d’engorgement redouté lors du Brexit à venir, spécialement pour les produits ultrafrais (cf. article « Espagne » dans végétable d’octobre 2019).

    A Almeria, les syndicats agricoles estiment que 2 000 à 2 500 ha de cultures de plein champ et 1 000 ha de serres ont été touchées, dont 300 ha de serres détruites. Les campagnes de tomates et d’aubergines démarraient : un léger déficit d’offre est à prévoir. Et il devrait perdurer le temps de reconstruire les installations. Côté marché, celui de la tomate ne montre pas ou peu d’inflexion lié à cet épisode. En ce qui concerne les vergers, les conséquences semblent modérées, les parcelles ayant été inondées mais non détruites. A l’heure où nous écrivons ces lignes, le marché des agrumes ne montre pas de baisse de volume en cette période de démarrage de la campagne espagnole. Et, pour les fruits à noyau, il est encore tôt pour affirmer s’il y aura des conséquences physiologiques sur les arbres. Jean-Luc Anglès, président d’Anecoop France (Ancecoop est une union de coopératives espagnoles située dans 5 principales régions productrices), livre le bilan suivant : « Nous avons un impact significatif dans les produits de plein champ sur Murcie et un peu moins marqué mais réel également sur les tomates à Nijar. Nous espérons résorber cette situation de déficit très important en salade et brocoli début décembre. En ce qui concerne les tomates, le déficit est un peu moins marqué, mais l’incidence devrait être plus durable pendant tout le cycle cultural de l’espèce. Pour les autres cultures, il y a peu ou pas d’incidences. » 

    © DR

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