Demain la Terre réaffirme son dynamisme au Fruit Attraction

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    À l’approche de la célébration de ses vingt ans d’existence, l’association Demain la Terre a profité du salon de Madrid pour marquer l’événement.

    Demain la Terre au salon Fruit Attraction
    Sylvain Meneust (Vergers d’Armorique), Geoffroy Cormorèche (président de Demain la Terre et de la SARL Cormorèche), Arnaud Le Gualès (directeur de Demain la Terre) et Jean-Pierre Bails, président de La Melba. © végétable

    Demain la Terre a souhaité marquer ce cap pas banal dans la vie d’une organisation, après vingt années de croissance et de projets. Présente à travers un espace de plus de 200 m2 au salon Fruit Attraction, elle a réuni dans un moment convivial, le 4 octobre dernier, ses 24 entreprises adhérentes labellisées ainsi que de nombreux professionnels, visant à multiplier les échanges, réaffirmer son dynamisme, mais également son expertise dans l’accompagnement des producteurs vers une agriculture intégrant toutes les dimensions du développement durable. Elle se considère comme « la référence RSE en filière fruits et légumes ».

    « Rester la référence RSE incontournable »

    Quel parcours effectué, depuis que le groupe des six entreprises pionnières, réunies en 2004 autour d’une même vision de l’agriculture et du développement durable, a dressé son propre référentiel axé sur des résultats mesurables dans le domaine de la santé, la qualité, le respect des humains et de l’environnement !

    Ce travail méticuleux est devenu en 2010 le label Demain la Terre, dont l’application est contrôlée par un organisme indépendant. Il couvre près de 220 000 t de fruits et légumes frais et transformés labellisés et 750 M€ de chiffre d’affaires cumulé, soit environ 2 % de la production nationale.

    L’association ne compte pas s’arrêter en chemin. Elle a redéfini l’hiver dernier sa vision à 2028, visant à rester « la référence incontournable de la production de fruits et légumes en termes de progrès social, environnemental et économique » et compte essaimer : atteindre « 50 entreprises adhérentes d’ici cinq ans qui partagent les mêmes valeurs » et « dépasser le milliard de CA cumulé », ambitionne Geoffroy Cormorèche, président de Demain la Terre et de la SARL Cormorèche, dans l’Ain. L’association confirme également continuer à se concentrer sur le BtoB dans cette démarche.

    Deux nouveaux adhérents

    Preuve du mouvement engagé, l’association intègre en son sein deux nouveaux adhérents : les Vergers d’Armorique, producteur indépendant de pommes et poires en Bretagne, et la coopérative de fruits à noyau et amandes La Melba, dans les Pyrénées-Orientales.

    « Nous avons la volonté de faire progresser la filière ensemble, dans la diversité de nos adhérents. Il n’est pas question de taille d’entreprises, mais de projets, d’hommes et surtout de progrès continu », souligne Geoffroy Cormorèche. Restent aux entreprises à passer le cap de la certification dans les trois années après un premier audit et d’engager leur plan de progrès.

    « Intégrer Demain la Terre, c’est officialiser notre démarche RSE et fait évoluer notre entreprise », s’exprime le producteur Sylvain Meneust, des Vergers d’Armorique. « Demain la Terre peut nous apporter une valorisation supplémentaire sur l’amande. Et nous rentrons complètement dans la philosophie de cette démarche », précise Jean-Pierre Bails, président de La Melba.

    L’événement a aussi été l’occasion de présenter les résultats d’une dernière étude, avec l’appui de l’Institut Opinion Way, menée en juillet dernier auprès des réseaux de distribution pour mieux cerner les attentes vis-à-vis des labels. Les principaux enseignements sont livrés ci-dessous.


    Étude Opinion Way : « Répondre avant tout à un besoin client »

    Une quinzaine de distributeurs (GMS, grossistes et détaillants) ont donc été interrogés en juillet 2023 sur leur perception et leurs attentes des labels, piloté par Opinion Way.

    Sans surprise mais cela est confirmé par l’enquête, le contexte inflationniste a bousculé la priorité des consommateurs : la question du développement durable ne semble plus être leur priorité du moment, même si la tendance de fond est là… Donc pas celle des distributeurs non plus. « Pour les distributeurs, un label doit avant tout répondre à un besoin client et doit être gage de sécurité dans le temps », commente Geoffroy Cormorèche.

    Toutefois, le fait que « Demain la Terre couvre ces aspects-là est un point fort ». L’association bénéficie d’une image positive auprès des réseaux de distribution : par son ancienneté, son approche globale de la RSE construite par des producteurs pour des producteurs.

    « C’est d’autant plus vrai pour les enseignes qui collaborent déjà étroitement avec l’association et soulignent l’expertise des interlocuteurs. » Demain la Terre en retient que l’implication des producteurs dans la promotion de la démarche auprès de leurs clients est essentielle.