Min de Marseille : une vaste plateforme de logistique urbaine

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    Le projet de réalisation d’une plateforme de logistique urbaine sur le site du Min des Arnavaux, de Marseille-Méditerranée, s’est imposé pour accompagner et développer les ambitions du territoire. Cet espace logistique urbain tâchera de répondre à ces caractéristiques : limiter l’artificialisation des sols et la bétonisation, réduire la congestion routière (- 26 %), améliorer la qualité de l’air, intégrer la fonction logistique dans la ville, créer de nouveaux emplois, faciliter la transition énergétique, du gasoil au zéro carbone, et préparer les évolutions futures.

    Si les Min sont déjà, par nature, des espaces logistiques de produits frais, le positionnement géographique du Min des Arnavaux en fait un site de prédilection pour accompagner les collectivités de la métropole Aix-Marseille. La construction d’une dalle de 10 hectares au-dessus de la partie centrale du marché, reliée directement aux autoroutes A7 et A 507 (L2), permettra de construire 50 000 m² de nouveaux bâtiments logistiques dédiés au dernier kilomètre. Ils permettront l’accueil des poids lourds avec 100 postes à quai et le rechargement des véhicules de logistique bas carbone pour distribuer les marchandises en centre-ville (200 postes à quai pour véhicules électriques). Les espaces créés permettront également d’implanter en couverture, la plus grande centrale photovoltaïque urbaine de France avec plus de 150 000 m² de surfaces couvertes, en 2022, pour alimenter les chambres froides du Min, mais aussi pour produire de l’hydrogène décarboné pour l’alimentation des véhicules de livraison en centre-ville et les rechargements rapides des véhicules électriques. La dimension sociale de ce projet logistique est aussi très importante. Sa situation, dans les quartiers nord de la Ville, permettra d’offrir des opportunités d’emplois à des populations qui en sont parfois éloignées. En effet, ce type d’activité logistique permet de créer environ 20 emplois pour 1 000 m2 de bâtiments, répartis entre les fonctions de dégroupage/regroupage et la livraison, soit un minimum de 1 000 emplois directs nouveaux.

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