Une soixantième édition chahutée

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    Marquée cette année par le contexte de crise agricole, le Salon international de l’agriculture s’est déroulé dans une ambiance politique tantôt pesante, tantôt studieuse, après une ouverture mouvementée.

    Salon international de l’agriculture
    © végétable

    La proposition de débat avortée du président Macron, suivie par une invitation improvisée au dialogue le samedi 24 février à l’ouverture du Salon de l’agriculture, porte de Versailles à Paris, a été accueillie vigoureusement par les différentes organisations syndicales. Malgré une journée de communication intense avec les exposants et les représentants professionnels, les promesses du président n’ont pas convaincu, contribuant à alimenter la colère et de creuser le gouffre entre agriculteurs et militants écologistes.

    Pour autant, après cet épisode, le salon a repris son cours, avec son défilé de représentants politiques, plus nombreux cette année à l’approche des élections européennes (83 visites officielles recensées par les organisateurs). De façon palpable, les enjeux politiques et économiques ont pris le pas sur la technologie et les innovations, qui ont bénéficié de moins de visibilité que les années précédentes, malgré la dynamique toujours forte autour des outils digitaux pour accompagner le monde agricole dans les transitions.

    Du côté professionnel, les distributeurs ont répondu présent à l’invitation des opérateurs. Tables rondes, signatures de partenariat et conférences se sont succédé, tandis que le grand public arpentait les allées, en quête de convivialité et de terroir. Sur les stands, les représentants des filières ont apprécié de faire découvrir aux curieux, de tous âges, leurs produits mais surtout les facettes de leur métier et le rôle de l’agriculture dans les territoires. « Le SIA reste un événement populaire, avec plus de 600 000 visiteurs pour son 60e anniversaire. Cette édition, intense et complexe, souligne la nécessité de repenser l’organisation pour l’avenir. Nous sommes conscients des ajustements à apporter, notre objectif est de garantir un équilibre entre participation des politiques et bon déroulement du salon », a déclaré le Ceneca (Centre national des expositions et concours agricoles), propriétaire de ce salon privé, à l’issue de l’événement.

    Salon international de l’agriculture 2024
    © végétable