Une nouvelle étape franchie pour le Planet-score

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    L’étiquette de transparence environnementale Planet-score fait des émules et devient de plus en plus visible en rayon.

    Dans la jungle des labels et allégations, émergent depuis l’automne les étiquettes du Planet-score, à la fois sur les MDD et quelques marques nationales désireuses d’offrir la transparence environnementale : site e-commerce de Omie, Monoprix, Franprix, Greenweez, Biocoop et Naturalia en France, Eroski en Espagne… À ce jour, plus de 180 entreprises de l’agri-agroalimentaire dans douze pays se sont engagées à évaluer leurs produits avec le Planet-score, dans l’optique d’aligner indicateurs de performance et d’impact avec leurs engagements. Objectif : se mettre à jour au niveau de l’affichage environnemental et de durabilité, qui deviendra obligatoire en 2025 ou 2026, une fois le cadre européen élaboré. « Pour arriver à ce format d’étiquette multidimensionnelle, nous avons réalisé trois études quantitatives représentatives, interrogé plus de 10 000 consommateurs, et l’avons testée chez Lidl et Biocoop. Au final, avec la présentation retenue, 82 % des consommateurs déclarent qu’ils prendraient en compte cette étiquette pour les guider dans leurs achats », explique Hélène Lepetit, PDG de Very good future, et en charge des études consommateur au Planet-score.

    Derrière l’étiquetage, une bataille « anti-greenwashing » est menée. « La transparence complète avec le Planet-score a un impact positif évident sur l’image des entreprises et des distributeurs qui s’engagent à parler vrai, à montrer les avancées mais aussi les besoins d’amélioration. Tout le monde sait que l’agroalimentaire a des progrès à faire, les clients valorisent l’honnêteté », poursuit Hélène Lepetit. Concrètement, avec une méthodologie qui prend en compte l’ensemble de l’écosystème de l’entreprise sur trois grands enjeux (les pesticides, la biodiversité et le climat), le Planet-score entend aller plus loin que les démarches qui reposent uniquement ou essentiellement sur l’ACV (analyse de cycle de vie), qui ont tendance à « ignorer certains aspects essentiels de l’agriculture durable » et « à favoriser les systèmes d’agriculture intensive », d’après l’Inrae. « Le Planet-score est un outil qui incite à une véritable transparence sur les critères clés, tout en offrant de la nuance et des trajectoires de progrès pour les entreprises. L’étiquette permet de livrer aux consommateurs une note agrégée et des sous-indicateurs signifiants », détaille Sabine Bonnot, porte-parole du Planet-score. Et de recommander : « En filière fruits et légumes, l’enjeu est fort d’inciter les entreprises à ne pas se retrancher derrière des outils moins-disants ou moins transparents. Produire en filière végétale et locale, c’est bien, mais il y a des marges de progrès environnementaux, notamment sur les intrants : chacun peut s’évaluer et progresser sur les sujets clés. »

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