L’interview du mois : le trait d’union entre la production et la consommation

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    Présents au quotidien mais rarement visibles, les grossistes en fruits et légumes sont un maillon essentiel de la chaîne alimentaire. Olivier Feno-Feydel, président de l’UNCGFL (Union nationale du commerce de gros en fruits et légumes), revient sur les réalités d’un métier de service, de proximité et d’avenir, en quête de visibilité et d’attractivité.

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    Comment définiriez-vous le rôle du grossiste en fruits et légumes dans la chaîne alimentaire ?

    Le grossiste est le trait d’union entre la production et la consommation. Il se situe au milieu de la chaîne alimentaire, entre les producteurs et une grande diversité de clients : primeurs, restauration commerciale, restauration collective, établissements scolaires, hôpitaux, Ehpad, entreprises… La différence fondamentale avec d’autres modèles, comme la grande distribution, c’est que le grossiste répond à une commande. Il part d’un besoin exprimé par un client et son métier est d’apporter le bon produit, au bon moment, dans la bonne quantité et avec le bon niveau de qualité. Il existe historiquement deux grands modèles. Les grossistes de carreau, issus des marchés de gros, qui travaillent notamment avec les primeurs ou les marchés de plein vent ; et les grossistes à service complet, les Gasc, qui vont chercher la marchandise chez les producteurs et l’acheminent jusqu’au client en assurant toute la partie logistique et services. Ces derniers assurent 90 % des approvisionnements de la restauration collective publique. Aujourd’hui, la frontière entre ces modèles est de plus en plus perméable. Notre rôle est parfois réduit à celui d’un intermédiaire supplémentaire. C’est une vision erronée ! Un grossiste apporte de nombreux services comme le sourcing, la logistique, la conservation, le transport, le maintien de la qualité des produits, la réglementation, le conseil… Si demain un acteur décide de ne pas passer par un grossiste, c’est possible, mais il doit savoir qu’il devra assurer lui-même toutes ces missions. C’est donc un métier à part entière qui a toute sa place entre l’amont et l’aval de la chaîne alimentaire. Nous avons d’ailleurs un vrai besoin de réexpliquer ce qu’est un grossiste et quelle est sa valeur ajoutée. Nous sommes probablement une profession trop discrète. Nous devons désormais mieux raconter ce que nous réalisons.

    Retrouvez l’interview en intégralité dans le magazine n°446, de septembre 2026.