Le 12e baromètre de la confiance envers les fruits et légumes frais d’Interfel, basé sur la perception des consommateurs, a été présenté au Salon de l’Agriculture.

L’étude CSA attendue chaque année, le baromètre de confiance d’Interfel, permet aux professionnels de travailler un plus juste positionnement stratégique et d’envisager des leviers d’actions cohérents avec la demande. Chaque acteur de la filière peut s’y retrouver et mesurer en quoi il peut contribuer à la confiance. Le président de l’interprofession, Daniel Sauvaitre, pointe l’importance de relever les signaux faibles : « Ce qui est affirmé doit bien indiquer ce que le consommateur désire ».
1 013 volontaires ont participé à ce baromètre. Les chiffres confirment une belle relation entre les Français et les fruits et légumes. 92 % ont confiance, plus précisément 35 % ont tout à fait confiance, ce qui laisse une marge de progression. Les facteurs de réassurance conjuguent en priorité l’origine, l’aspect et la maîtrise de l’approvisionnement, avec l’achat auprès d’acteurs de confiance. Un développement étayé sur les logos et labels a permis de soupeser la lisibilité par rapport au degré de confiance établi.
La lisibilité la plus forte demeure sur le Label rouge (96 %) et l’Agriculture biologique (95 %), mais « Fruits & Légumes de France » gagne 6 points en une année, avec 70 %, ce qui est notable pour un logo introduit seulement en 2021. Même progression pour le « Sans ou Zéro résidu de pesticides », à 69 %.
La difficulté à vivre de son métier
Sur la confiance accrue accordée, « Fruits & Légumes de France » gagne 8 points, avec 75 %, et se hisse en tête. ZRP, Sans résidu de pesticides et Vergers écoresponsables affichent tous 71 % de confiance accordée. « AB » récolte 67 %, en reprogression depuis deux ans. En parallèle de l’approche origine, la provenance des produits se positionne à 66 % en critère de non-confiance et la traçabilité à 65 %, c’est le score le plus élevé jamais atteint sur cette étude.
Interfel souligne ainsi une vraie dynamique de reprise sur cette inquiétude. Et pour l’approche sanitaire, l’une des raisons de manque de confiance citées spontanément reste, à 27 %, les traitements chimiques. 80 % se disent préoccupés, dont 43 % très inquiets par les résidus de pesticides.
Le premier enjeu qui retient l’attention est la difficulté à vivre de son métier, pour 46 %, et en second le prix auquel les agriculteurs vendent leur production. En rayon, 47 % sont d’ailleurs satisfaits du prix affiché, ce qui progresse positivement depuis deux ans. Seuls 15 % ont réduit leurs dépenses en fruits et légumes.











