Anjou Fruits Rouges investit dans sa station myrtilles et framboises

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    Anjou Fruits Rouges investit massivement pour moderniser ses installations et maintenir sa compétitivité sur un marché des baies qui devient très disputé au niveau mondial.

    Le directeur d'Anjou fruits rouges devant des cagettes de myrtille
    Marc Pincemin dirige la structure saumuroise Anjour Fruits rouges depuis 2020. © végétable

    La société Anjou Fruits rouges, détenue majoritairement par le groupe d’investissement E20, investit 2 millions d’euros pour moderniser et restructurer son site de production de myrtilles et de framboises près de Saumur (49). En 2023, l’entreprise dispose d’une nouvelle unité de refroidissement rapide pour baisser à 4 °C les colis remplis directement par les équipes de cueilleurs dans les 55 ha de vergers qui entourent la station, implantée dans les bois de La Breille-les-Pins.

    La chambre froide d’expédition et la zone de conditionnement ont également été agrandies pour accueillir une ligne de tri optique et calibrage automatique des myrtilles (Greensort) et une ligne de conditionnement des framboises en barquettes carton avec opercule thermosoudé. Lors des pics en saison, la station emballe jusqu’à 120 tonnes de petits fruits par semaine.

    Retrouver de la compétitivité dans un contexte commercial tendu

    « Nous étudions la possibilité d’offrir des prestations de conditionnement en contre-saison avec de la marchandise d’importation, pour rentabiliser ces investissements et lisser la charge de travail de nos équipes sur l’année », confie Marc Pincemin, qui dirige la structure saumuroise depuis 2020, après une expérience de six ans dans une exploitation péruvienne de 1 200 ha.

    Ces récentes évolutions doivent permettre au site de retrouver de la compétitivité dans un contexte commercial tendu, très dépendant des prix de marché internationaux. « C’est un marché de plus en plus exigeant, avec une concurrence forte de l’Amérique du Sud, de l’Europe de l’Est et de la zone Espagne-Portugal-Maroc, présentes toute l’année avec des prix bas », pointe le directeur du site.

    Cette année, les surfaces françaises en myrtille ont progressé et l’absence de gel laisse présager une production française au maximum de son potentiel de volumes. « La qualité est au rendez-vous », se réjouit Marc Pincemin. En framboise le marché français reste très demandeur. « C’est pourquoi nous remplaçons progressivement une partie de nos surfaces de myrtilles sous abris par des framboises. »