La guéguerre de l’accoudoir

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À moins d’être Épais comme un chroniqueur du Petit Journal ou d’avoir la chance d’être assis dans l’avion À côté de Kate Moss, le constat est sans appel : il n’y a pas la place pour 2 avant-bras sur l’accoudoir. Plusieurs approches sont alors possibles. Approche 1, la fachisante : quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent = c’est MON accoudoir. Approche 2, la sournoise : l’observant du coin de l’oeil, je profite du fait que mon voisin se gratte imprudemment le nez (voire plus si on se connait déjà un peu), j’écrase mon avant-bras sur l’accoudoir et m’y accroche plus fermement qu’a un sac à main à Barbes. Approche 3, celle de la position de l’oiseau tombé du nid : je rentre mes épaules vers l’intérieur et croise mes bras en maudissant la course à la rentabilité des compagnies aériennes. En fonction de la durée, il faudra soit quelques étirements pour chasser la contracture au niveau des omoplates, soit me sortir au forceps pour évacuation immédiate sur l’hôpital le plus proche…