¡ La cuenta por favor !

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    IberiaPeu après le décollage (les vols ne sont pas aussi courts que sur Germanwings mais, quand même, Marseille-Madrid, faut pas traîner!), les hôtesses de chez Iberia, pourtant presque toujours charmantes, sont tenues de se vêtir (première fausse note) d’un tablier (deuxième) mal ajusté (troisième), façon Petit Chaperon Rouge low-cost, pour proposer le fameux ‘Menú’ aux passagers non informés ou inconscients qui veulent boire/manger quelque chose. Elles sont deux, dans le cas improbable ou elles se feraient carjacker le précieux chariot et semblent presque s’excuser du rapport qualité/ prix scandaleux qu’elles ont à ‘offrir’. En effet, le prix du dit Menú est plus élevé que la pension mensuelle d’un retraité grec après 45 annuités pleines à cotiser, et ce pour une qualité… Sandwiches blafards qui font presque regretter ceux de la SNCF, tubes de Pringles avec 8 chips cassées (à ce prix là, on a presque envie de garder la boîte pour faire une tirelire), tranches de jambon ‘La Bellota’ qui mettent le cuissot plus cher que ceux de Julia Roberts dans Pretty Woman, plus tout un tas de cochonneries qui garantissent un avenir radieux aux cliniques dentaires et autres coachs sportifs de l’avenue Arturo Soria.
    A la fin du festin, on vous offre généreusement une lingette, histoire de pouvoir essuyer dignement vos yeux quand vous verrez le montant de l’addition et, vu le prix de l’encas, on comprend mieux que le catering ne soit plus inclus dans le prix du billet: cela reviendrait à peu près à la moitié de son coût !
    Maintenant, c’est vrai, Iberia va bien mieux qu’Air France qui va devoir demander à ses pilotes de travailler une douzième heure par mois. On ne peut pas tout avoir…