Fruit Logistica 2026 : un pavillon français plus discret dans un salon contrasté

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    Météo hivernale, perturbations aériennes, arbitrages budgétaires… L’édition 2026 de Fruit Logistica à Berlin a été marquée par une présence plus discrète des opérateurs français. Un contraste notable avec d’autres zones du salon, qui interroge sur la visibilité française à l’export et la place désormais accordée à d’autres rendez-vous européens.

    Fruit Logistica
    © végétable

    Les participants du salon Fruit Logistica à Berlin (dont 80 % venaient de l’étranger) ont affronté l’hiver le plus froid que l’Allemagne ait connu depuis quinze ans, du 4 au 6 février 2026. Malgré des conditions météorologiques glaciales qui ont cloué au sol les vols au départ, les participants au salon ont tout de même pu rentrer chez eux après trois jours consacrés à l’innovation, au réseautage et à l’apprentissage.

    « Nous avons été très impressionnés par la façon dont nos visiteurs professionnels et nos exposants ont relevé les défis de la semaine dernière, comme le font si souvent les acteurs du secteur des produits frais » a déclaré David Ruetz, vice-président senior de Messe Berlin. « C’est un secteur résilient, qui sait faire face à des conditions difficiles et à des obstacles logistiques. Il n’est donc pas surprenant que, malgré la neige, tous les participants au salon soient restés concentrés, énergiques et productifs. »

    La météo et les perturbations aériennes qui en ont découlé suffisent-elles cependant à expliquer la faible fréquentation du pavillon français qui n’aura échappé à personne ? Sans doute que non.

    Avec significativement moins d’exposants et des stands souvent plus modestes, le secteur français s’est vu partager un demi-pavillon 6.2 avec un énorme stand moldave… L’agrandissement de l’Europe à 35 semble déjà s’imposer à nous. À en croire le niveau sonore et la densité de circulation dans les allées des pavillons français et italien, la fréquentation y était sensiblement plus faible que dans d’autres zones, notamment les pavillons néerlandais ou espagnols, beaucoup plus animés.

    Certains opérateurs français avaient d’ailleurs choisi de s’implanter sur des pavillons à plus fort trafic. Ainsi, l’unité de la « Ferme France » et sa visibilité à l’export semblaient remises en question. En tout état de cause, les arbitrages budgétaires de nombreux opérateurs ont prouvé que la France était désormais incontestablement plus présente et plus attendue à Madrid pour le salon Fruit Attraction en octobre.

    Si on choisissait de regarder le verre à moitié plein, les professionnels étaient plus disponibles pour des rendez-vous business, et leurs clients distributeurs étaient tout de même présents. Et le salon berlinois reste un rendez-vous majeur du secteur, où rencontrer ses confrères français ou européens, observer les tendances et découvrir les dernières innovations.

    pavillon français
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    pavillon italien
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    pavillon hollandais
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