L’interview du mois : bilan et perspectives après un été hors normes

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    Lors de cet été marqué par un climat inédit, les fruits et légumes ont connu une demande soutenue, mais aussi des ruptures et une forte inflation. Pour Fabien Dubost, à la tête de la filière fruits et légumes des Mousquetaires, la distribution doit s’adapter pour préserver à la fois les volumes français et l’accessibilité des produits.

    Fabien Dubost © végétable

    Nous venons de vivre un été 2026 hors normes, marqué par des épisodes de chaleur importants. Quel bilan tirez-vous de cette campagne, en volumes et en prix ?

    Nous n’avons pas encore tous les bilans de campagne, mais nous savons déjà que la demande a été très forte sur les fruits d’été et les légumes : notamment +10 % en volume sur le concombre, +13 % en melon et +9 % en tomates. Il y a aussi eu un petit effet « Coupe du monde » qui a apporté de l’engouement en juin-juillet et aidé à la consommation dans une ambiance déjà un peu morose. En même temps, nous avons connu des niveaux de rupture assez inédits, atteignant parfois 50 % sur la tomate cerise ou sur la tomate grappe, les fortes chaleurs ayant fait dévisser la production. On parle souvent des conséquences de la sécheresse pour la production, mais les canicules ont aussi un réel impact client sur la consommation. Il ne faut pas oublier que la filière est très météo-dépendante, tant à l’amont qu’à l’aval. Cet été, les consommateurs ont boudé les barbecues et se sont tournés vers plus de fruits et légumes frais : l’assiette s’est clairement végétalisée. Et c’est une bonne chose pour la filière !

    Depuis début septembre, alors que la météo est encore estivale, nous ressentons une inflation forte, notamment sur la salade, la tomate, le concombre et, plus largement, les produits de maraîchage et de primeur. Pour la pomme, les conséquences de la chaleur sont également importantes. Nous avons vu les pommes tomber et pourrir dans les vergers. La récolte est annoncée en baisse de 20 à 23 % en volume et les prix devraient augmenter de 25 %. Le prix moyen au kilo en fruits et légumes, toutes familles confondues, a augmenté de 15 % en septembre par rapport à l’année dernière, et entraîne un recul des ventes de l’ordre de 2 à 3 % en volume.

    … Retrouvez l’interview en intégralité dans le magazine n°447, d‘octobre 2026.