La belle campagne en mangues du Sénégal

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    Le Sénégal voit ses exportations de mangues en croissance depuis trois ans.

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    Près de 21 000 tonnes de mangues sénégalaises ont été expédiées entre mi-mai et fin juillet, contre 19 000 tonnes en 2025 et 14 000 tonnes en 2024. Les années précédentes, la campagne de mangues avait été interrompue de façon précoce par de trop nombreuses interceptions douanières dues à la mouche du fruit. Grâce au Colead (Comité de liaison entrepreneuriat-agriculture-développement), tous les exportateurs rassemblés au sein de l’IPMS (interprofession de la mangue du Sénégal) ont bénéficié de séances de formation pratique et d’un système de surveillance pour suivre l’évolution de la population des mouches.

    La Fondation Origine Sénégal a facilité la mise à disposition d’unités de stockage et conditionnement conformes, avec air conditionné, pour passer des frigos aux conteneurs. Par ailleurs, les pluies tardives de mi-juillet ont permis une fin de campagne sereine. Cette année, seule une interception a été notifiée à un exportateur, à cause d’un défaut de fumigation d’une palette, selon Amadou Ndiaya Seck, trésorier général de l’IPMS et dirigeant de la structure exportatrice ANS Inter-Export SN. Celle-ci est spécialisée dans la mangue bio vers l’Afrique du Nord, le Maroc, le Gabon, la France, ainsi que la Suisse et la Grande-Bretagne via les Pays-Bas.

    La qualité visée

    Certifiée Globalgap, Grasp, Smeta, Agriculture biologique et Fairtrade, la production 100 % Kent est en développement. « Les sites ne sont ni irrigués ni fertilisés, ce qui nous permet d’obtenir un gustatif exceptionnel », souligne Amadou Ndiaya Seck. « Nous avons été favorisés, cette année, avec les petits calibres majoritaires, entre 8 et 12, davantage prisés sur les marchés bio, alors que les gros calibres 6, 7 ou 8, recherchés en conventionnel, ont fait défaut. Nous visons la qualité. Jusqu’à 45 % de la production en écart de tri sont écoulés sur le marché local ou auprès de la transformation, pour produire de la mangue séchée bio. »

    À signaler cette année, toutefois, quelques défauts mineurs sur la texture ainsi que des taches noires évolutives qui pourraient être liées à l’anthracnose ou à des chocs thermiques entre les containers bateau réfrigérés à 8 °C et les chambres de mûrisserie à 25 °C. L’interprofession sénégalaise attend les retours des stations de recherche pour avancer sur ce sujet.

    Voir également notre article sur la mangue dans le prochain magazine végétable, le n°447 d’octobre 2026.