10 raisons de tuer votre voisin qui lit le journal dans l’avion

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1 – Il lit Libération.

2 – Il a sournoisement choisi sur le présentoir d’Air France un des rares journaux qui continuent à être publiés en grand format manifestement indépliable en avion. Après, il y a plusieurs possibilités : soit il le tient haut devant lui, en chatouillant la nuque du passager devant lui, et vous avez alors intérêt à ce qu’il ne soit pas roux et n’utilise pas un déodorant sans alcool, soit il le tortille et soulève tour à tour des petits morceaux d’actualité qu’il lit rapidement, soit il est seul au monde et vous vous retrouvez à l’arrivée avec la page météo imprimée sur le front.

3 – Son journal une fois parcouru, il le plie soigneusement et le range bien à plat dans son cartable genre « même pas fatigué, je le finirai à la maison » alors qu’il s’écroulera zapette en main devant la redif d’Ardisson comme tout le monde.

4 – Il attaque son journal comme un Rain Man sous emphets, par saccades, en tournant très vite et en froissant les pages au maximum, en revenant plusieurs fois en arrière, ce qui fait un bruit insupportable. Je suis sûr qu’il plie le coin de la page de ses livres, en plus…

5 – En fin connaisseur, il glousse bruyamment à chaque mauvaise blague, façon lecteur du Canard Enchaîné.

6 – Au fur et à mesure qu’il finit les différents cahiers, il les plie grossièrement comme des cartes au trésor et les bourre un peu partout: dans le porte-revues d’abord, puis entre les assises des sièges, dans votre cartable si vous ne surveillez pas. Limite s’il n’ose pas glisser le cahier Culture entre les fesses de l’hôtesse callipyge pendant qu’elle range les plateaux repas…

7 – Il s’attarde plus que de raison sur des articles dont rien que le titre vous endort, genre rétrospective d’art esquimau au Grand Palais ou la critique du « nouveau » d’Ormesson.

8- Il commence crânement les mots croisés et arrête après 2 réponses, dont une fausse.

9- il inventorie soigneusement le contenu de ses narines et aligne ses découvertes en bas de la page des sports. Puis, mine de rien, avec un sourire de contrôleur fiscal, il vous propose de jeter un œil à son journal. La, plutôt que de jeter un œil, arrachez-lui les deux siens.

… et, si votre voisin est une voisine :
10- Elle arrache frénétiquement la page du Figaro Magazine avec la petite robe qu’il faut absolument qu’elle achète sous peine de faire un burn-out tendance baby blues avec crises d’angoisse et syndrome de Fukushima. Oui, je sais, ça n’a aucun rapport mais c’est tendance et, avec les ponts des fériés bien positionnés dès le début d’année et les jours garde d’enfant malade, ça permet, ni vu ni connu, de presque doubler le nombre de jours de vacances !