Please respect the kicker

©Photo Xdr

Ah le Tournoi des Six Nations. La bouffée d’oxygène annuelle de l’Ovalie. Pendant quelques semaines, on retrouve les vraies valeurs de notre sport. Un public debout qui chante son hymne à tue-tête, la main sur le cœur et les yeux humides, et applaudit aussi celui de l’adversaire. Bien loin des sifflets du Top 14. Des joueurs en sang ou blessés qui pleurent plus d’avoir à quitter le terrain et à laisser les copains que de douleur. On oublie un moment les mercenaires coupés Jacques Dessange du championnat qui commence à s’inventer aussi des mimiques de footeux quand ils marquent un essai. Des jeunes qui essayent des choses, même si ça ne fonctionne pas toujours, plutôt que des golgoths bodybuildés programmés façon perceuse à percussion pour casser la ligne (que Monsieur Lièvremont a raison de glorifier aussi de « jeu d’évitement »). Et une équipe de France qui, même si elle n’a pas montré grand chose d’autre que de la vaillance en défense, meurt les armes à la main contre l’Irlande. Merci, Monsieur Brunel. Comme quand Macron a succédé à Hollande, on est d’abord content de ne plus être ridicule. Et aussi, spéciale dédicace, merci de ne plus nous infliger cette chèvre de Huget et les autres membres du club des « j’aurais voulu être un artiste » toulousain !

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