Vegio Patria Nostra

Je me demande si de s’imposer tout un tas de restrictions/privations au niveau alimentaire et mode de vie n’est pas, finalement, en raison de la frustration et du stress induits, plus néfaste que bénéfique. Le fraîchement converti à un des régimes « sans quelque chose » à la mode a beau jurer ses grands dieux que « ça » ne lui manque pas, il est aussi crédible que la vieille fille qui vit sans homme et achète les piles AA LR6 par blister de 24, ou le fumeur qui tord rageusement des trombones avec un sourire crispé, car le 5eme jour, c’est dur. Alors oui, si votre balance a affiché « une personne à la fois SVP » la dernière fois que vous êtes monté dessus, oui, si vous affichez le taux de quadriglycerides (c’est nouveau, ça vient de sortir, c’est après les tri !) niveau radiations près des fissures du premier sarcophage de Tchernobyl, non, si vous n’avez pas supprimé le sel, le sucre, le gras, le transformé, les carbohydrates, le gluten,… vous jouez un peu avec le feu, mais, finalement, tout ça c’est un peu comme l’adulte qui a des incontinences et va voir un psy pour ça. Au bout de quelques semaines, il a toujours les mêmes incontinences, mais grâce à l’aide onéreuse de son psy, maintenant, il s’en fout !
Ceci étant dit, la tendance vegan, même si elle ne concerne aujourd’hui que quelques Illuminati ayant sûrement un goût pour le cilice, est a priori tout bénéfice pour notre Filière pour peu que nous sachions en tirer partie. Je me demande quand même ce que les hipsters vont bien pouvoir inventer, pardon recycler, ensuite. Que diriez-vous de croiser plusieurs concepts : le vegan bio français local (il y a 50 ans, ça s’appelait le potager de papa), le vegan équitable duty free (il y a 50 ans, ça s’appelait ne pas faire crever nos paysans sous les taxes et la paperasse), le vegan marcheur (juste tendance pour se recaser…)… Viva Las Vegan !

 

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