Touchez ma bosse, monseigneur !

Jean Marais incarne « Le bossu » en 1959 dans un film de André Hunebelle. © Photo Xdr

On sait, avec l’épisode de Madame Fillon jetée en pâture à la populace par la hyène mediatico politique, qu’un acte légal n’est pas forcément moral. Dans la même logique, on doit aussi se demander si un concept intelligent est toujours vendeur. Bien sûr qu’une boîte de conserve cabossée ou avec une étiquette partiellement déchirée ne voit en rien l’intégrité de son contenu menacé. Si, de surcroît, on la paye moins cher, cela peut faire le bonheur du consommateur au budget limité et du contrôleur de gestion dans sa guerre à la casse. Ceci étant dit, a-t-on intégré l’impression d’acheter un produit au Rabat plutôt que dans une grande surface? A-t-on imaginé l’esprit tordu de certains qui vont arracher les étiquettes à dessein? A-t-on pensé aux inspecteurs en tous genres qui vont immanquablement crier au crime de lèse-traçabilité? Après, juste pour rire, je propose qu’on donne le facing des boites cabossées à faire à l’ELS qui gonfle tout le monde, si…si, vous savez, celui qui veut tous les fériés, est systématiquement pris dans un embouteillage le lundi, a toujours un enfant malade en février…

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