Archives de catégorie : Ftum, ftum !

Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les chiens

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Je ne perdrai pas de temps à m’insurger façon Cazeneuve, c’est-à-dire avec des mots et aucune action en découlant, contre l’agression du gamin juif de Sarcelles il y a quelques semaines. Zone de non-droit, antisémitisme résurgent, problème avec la nouvelle génération seule… bla-bla-bla. Mais, loin de ces commentaires político-religieux, fondés mais malheureusement aussi banals qu’une tuerie d’étudiants aux États-Unis, c’est quelques chose de bien plus triste qui me révolte. Oubliez les symboles religieux – la connerie n’a pas de culte – et relisez les titres de vos journaux : 1 gamin de 8 ans agressé par 2 adolescents d’une quinzaine d’années. 1 petit tout seul contre 2 plus grands en groupe. Moi, c’est cette partie là qui me donne la gerbe car elle est en train de devenir une nouvelle norme. Après les policiers immolés dans leur voiture ou frappés à terre par des bandes de hyènes masquées qui n’ont de « courage » qu’en bande, les pompiers qui éteignent les poubelles en gardant un œil sur le toit des immeubles, les collégiens – garçons ou filles – tabassés par des groupes d’ablettes en survêtements dont les plus lâches filment en gloussant avec leur portable volé, les personnes âgées torturées à domicile pour quelques Euros, les magasins pillés à la première occasion par des hordes de crevards phagocytant les manifestations, on a un gamin de 8 ans agressé…
Je ne sais pas si le gamin était circoncis, par contre, je suis certain que les 2 lâches qui l’ont agressé sont des émasculés.

Nutella, Ella elle l’a

©Photo Xdr

Amusant l’épisode de la promotion Nutella. Entre le distributeur qui fait intelligemment le buzz et s’achète de l’image discount à peu de frais, les con-sommateurs genre modèle pour Rubens qui se jettent sur les palettes comme des morts de cholestérol et s’agrippent à leurs pots de gras plus fort qu’un frileux à une bouée du Titanic, les vigiles du magasin qui menacent de tirer sans con-sommation, les autorités paperassières qui ne s’entendent toujours pas sur la définition du seuil de stricte revente à perte, on rigole finalement pas mal avec ce gag qui rappelle un peu visuellement la distribution des sacs de riz par le Kouchner des grandes heures. Pourtant, on peut quand même se poser la question de savoir pourquoi ce qui attire l’attention quand il s’agit d’épicerie à marque reste tout le temps dans l’anonymat pour les produits frais. On ne compte plus les défenderesses du pauvre orang-outan qui, même avec l’aide de Stéphane Plaza, n’arrivent pas à retrouver un 2 lianes-cuisine, après son éviction de Huile de Palme Beach. Par contre, ou sont les bien-pensants en tous genres quand nos fruits et légumes sont régulièrement crucifiés sur l’autel de la toute puissante image discount et bradés en dessous de leur prix de revient ? Oui, je sais, Nutella est une marque symbole et nous en avons très peu…

Calendar girls

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La mise en avant frénétique, pour quelques semaines, des présentoirs de calendriers et d’agendas 2018 a quelque chose d’énervant tant elle est convenue et dénuée de toute innovation. Prenez un moment à détailler les thématiques racoleuses qui reviennent chaque année et vous aurez à peu près toutes les frustrations de nos vies modernes. Quelques exemples pour les calendriers :
– les grandes capitales : concernant notre pauvre Paris, autant en rester aux photos de Doisneau, tant ce qu’est en train d’en faire l’Amie Dingo, pardon l’Anne Hidalgo, est dramatique. Quand va-t-on pouvoir faire en sorte qu’elle ferme autre chose que les voies sur berges ? Quand à l’albinos coiffé Playmobil tout en gueule qui a disparu avec le Brexit, il donne vraiment envie de ne pas décrocher le London calling…
– Wonder Woman : à part l’excuse pour Monsieur de pouvoir s’extasier à en casser sa biscotte au petit déjeuner sur les courbes de la dame en mini short encore plus moulant que celui de Daisy Duke, quel intérêt d’avoir le calendrier d’une énième version de ce comic ou maman manie le fouet toujours moins bien qu’une stagiaire de DSK ?
– Tropical Paradise : là où vous n’irez jamais, vu que vous avez déjà bien du mal à financer les dix jours all inclusive à Pataya avec mauvais whisky et gamines exploitées livrées en pâture aux doigts boudinés de gros sacs germaniques.
– Vintage : ah, la bonne vieille machine à coudre Singer dont la durée de vie était à peu près égale à 100 fois les tablettes tactiles hors de prix du Club des adorateurs de la pomme à obsolescence programmée (c’est le réflexe du chien qui prend un coup de pied et revient quand même vers son maître en frétillant), c’est vrai qu’elle est belle mais, quand même, de là à en faire un calendrier…
– les chatons et les chiots : même en supprimant son nom du digicode et en baissant le son de la télé au minimum les trois dernières semaines de décembre pour échapper aux étrennes des pompiers, pas moyen de couper à ce classique des classiques,
– Clara Morgane : les petits chats et les petits chiens pour maman… les petites chattes et les grosses chiennes pour papa. Avec l’amnésique Clara (si, si, même si il n’y en pas beaucoup, tu as démarré comme les autres !), ça vend. Curieux par contre, alors qu’on vend des calendriers de chevaux, qu’on ne trouve pas encore le calendrier de Rocco… Peut-être un problème technique avec l’imprimeur pour la partie dépliable… En attendant, les Dieux du Stade, même s’ils ressemblent chaque année plus à une revue de chez Michou ou à une pub de Versace, sont là pour faire un peu oublier à maman le bouboule qui comate sur le canapé devant Stade 2.

Et pour les agendas, c’est encore pire :
– Mon agenda malin : c’est sûr que ça sonne mieux que « mon agenda con ». On y trouve à peu près tout ce que voudrait être maman plutôt qu’un croisement entre Florence Foresti le matin et la plus azimutée des desperate housewives : organisée, zen, bonne cuisinière, bonne mère, capable d’aider pour les devoirs même pour ces foutues fractions, créative…
– pour finir, mon préféré : « Jardiner jour après jour avec la lune 2018 » : là, je pense qu’il n’y a rien à ajouter…

Des outils performants, des utilisateurs maladroits

Bonjour, je m’appelle Pepe et j’ai des oranges qui déchirent ! Le message est publié par un barbu hilare aux inévitables Ray-Ban Aviator (pourquoi cette manie de mettre comme photo de profil un visage barré de cette icône vieillissante de Kekeland ?), dont les seuls nom et prénom à rallonge font penser qu’ils sont plusieurs à écrire et qui s’est octroyé un titre improbable genre Responsable Senior confirmé du développement des ventes marchés exports pour les petits agrumes hors clémentines.
C’est parti ! Les premières Osteen sont passées sur la calibreuse et elles sont super bonnes ! Il n’y en aura pas pour tout le monde ! Message assorti d’une photo en gros plan et prise de travers à l’iPhone graisseux.
La récolte des pommes de terre primeurs a démarré, n’hésitez pas à me contacter sinon, ça sera l’année prochaine ! Et il n’y a pas d’autre contact possible que la réponse via le réseau, vous voulez vraiment qu’on vous contacte ou pas ?
LinkedIn et autres réseaux professionnels offrent de réelles opportunités de passer des messages à la Filière mais nous serions bien inspirés de soigner nos publications. Mieux ciblées, ciselées, sans fautes d’orthographe et mise en page avec des photos de qualité. Soit on veut s’adresser à des professionnels et on doit inclure quelques données factuelles (dates, valeurs illustrant la qualité, faits marquants…) qui permettent de jauger la publication, soit on veut rester légers… et LinkedIn n’est pas le bon outil.

Les Nanars 2017

« Et les gagnants sont… » © Photo Xdr

Bonsoir et bienvenue à cette première édition de la Nuit des Nanars 2017.
– dans la catégorie « Produit en perte de vitesse », est nominée la poire pour ne plus vendre de variétés tendres…
– dans la catégorie « Promotion la plus bidon », sont nominés la mention « vendu à prix coûtant », inintelligible pour le consommateur sans repère, l’arrondi de prix à 0,99 € qui fait passer le client pour une bourrique, la promotion tractée… sans produit sur l’étal car programmée trop tôt/tard dans la saison juste pour « repasser sur le chiffre »…
– dans la catégorie « Fausse innovation », sont nominés les 15 nouveaux clubs de pommes linéairophage et n’apportant rien d’autre que de la pignole marketing, la pomme à chair rouge dont on parle depuis des années sans en apercevoir le premier pépin, la caissette de clémentines à couvercle occultant le produit et que le client casse en rayon pour vérifier qu’il n’y a pas de pourris, le sachet de « choux pommes » qu’on sait même pas ce que c’est et qu’on s’en fout…
– dans la catégorie « Mauvaise économie », sont nominés les sachets trop petits/ trop fins/ sans poignée façon sac de couchage pour Michel Petrucciani, le transport des FL dans le même camion que les surgelés…
– dans la catégorie « Rayon le plus bordélique »…

Sans avoir les 24 libellés de statuettes en tête, il m’arrive de rêver d’une Cérémonie des Nanars où seraient « récompensées » les inepties qui gangrènent notre Filière et nous empêchent d’entendre quand le client nous dit juste qu’il veut du beau, bon, sain et pas trop cher !
L’industrie du film a bien ses récompenses pour les pires, à nous d’avoir un minimum de sens de l’humour et de, sur le ton de la plaisanterie, tenter de nous corriger.

Brèves d’étal

Les gens sont « formidables », comme disait Jacques Martin… ! ©Photo Xdr

De temps en temps, il n’y a rien à enlever, rien à ajouter. Juste à tendre l’oreille. Comme disait Jacques Martin, les gens sont formidables !

– Une vendeuse à la FNAC d’Aix : « Vous renseigner ? Ah on n’a personne aujourd’hui en Photo… Si vous pouvez vous renseigner tout seul… alors je peux ! »
– Annonce micro à l’aéroport : « Nous informons vos passagers que le vol à destination de… sera retardé une heure plus tard. »
– Toujours à la FNAC d’Aix : annonce micro interne pour une promotion sur iPhone : SE ou 6, le choix va Z’être difficile ! (sic). Depuis, ils ont enregistré une nouvelle version corrigée de la liaison plus dangereuse qu’avec le Vicomte de Valmont.
– Au supermarché : dialogue entre 2 ELS affalés sur leur tire-pal au milieu de l’allée : « Si, si, même en vacances, tu peux être arrêté, j’ai appris ça récemment, ça passe ! »

« Chez ces œufs-là, on ne pense pas, Monsieur, on ne pense pas, on vend. »

Dans une précédente entrée, j’avais pointé du doigt le mélange de fatuité et de langue de bois caractérisant les mentions sur les blisters de jambon en tranche. Eh bien, je n’avais pas encore fait attention aux œufs ! Lors de votre prochain passage en magasin, amusez-vous à lire les mentions sur les boîtes et vous verrez qu’on était loin d’avoir touché le fond avec le jambon. Quelques exemples de mentions relevées à la volée sur les étagères…

1 – Les inutiles
Ce sont les mentions généralement apposées sur les premiers prix/entrées de gamme, tentant de façon malhabile de masquer qu’on n’a pas grande histoire à raconter à part le prix. Elles sont d’autant plus inutiles que l’acheteur de prix sait pourquoi il choisit de ne pas dépenser plus et n’est pas souvent un fanatique de littérature.

Quelques exemples :
– « œufs frais » : nous voilà rassurés ! À quand la commercialisation d’oeufs pourris pour le bizutage ou les manifestations ?
– « ramassés à la main » : quelqu’un peut-il expliquer au consommateur comment sont ramassés ceux qui ne le sont pas à la main ? Les images les plus folles nous arrivent, de poules contraintes de poser coquille directement au dessus de la boîte ou d’œufs intelligents allant tous seuls docilement se loger…
– « poules élevées au sol » : c’est sûr, en l’air, c’est plus compliqué pour ramasser les œufs, surtout à la main.
– « bien jaunes » : ahah… des fois que les œufs, sous l’influence contestataire du lapin de Pâques, décident d’être d’une autre couleur. Avec Label Rouge et l’opération Bleu, Blanc, Cœur, on nous promet un vrai feu d’artifice !
– « pondus en France » : et dans le cas d’élevages en plein air en Alsace, région magnifique mais où l’histoire nous a appris que les frontières étaient pour le moins fluctuantes. Que se passe-t-il si une poule contestataire décide, comble de la déviance, de marcher au pas de l’oie et de pondre du mauvais côté du Rhin ? Allons-nous avoir des œufs pointus à la coquille feldgrau ?
– « datés du jour de ponte » : c’est sûr qu’il serait plus compliqué de les dater du jour où la poule a commencé à se dire qu’il serait temps de répondre à l’appel de la clayette ou bien de celui où le consommateur va les déguster !
– « 6 œufs de poule » : oui, même avec les avancées sur les transgenres, les coqs sont encore un peu fainéants et noient leur chagrin dans le vin pour tenter d’oublier qu’ils ne peuvent toujours pas pondre…
Dans la série des mentions inutiles, on aurait pu aussi l’œuf Titanic « garanti sans trou dans la coque », « contient du blanc et du jaune », « cassez la coquille avant de consommer »…

2 – Les confusantes
– « à conserver au réfrigérateur après achat » : alors, pourquoi les boîtes d’œufs sont-elles présentées en linéaire ambiant dans le point de vente ?
– « 6 œufs fermiers » : ça veut dire ?
– « poules élevées en liberté » : c’est un peu le concept de « tu as la permission de minuit et on va avec toi dans la discothèque » des parents qui craignent pour le petit capital de la fifille. Les poules sont enfermées mais… en liberté.

3 – Les spéciales hipster
– « l’œuf de nos villages » : même s’il y a pourtant peu de chances qu’ils proviennent des toits de Paris, la mention est ici associée avec le concept un peu teinté laveurs de pare-brise roumains des « exploitations familiales » et la photo d’un bon visage de paysan rubicond (oh tu m’ennuie avec ta crème solaire !) sur une chemise à carreaux (ben oui je vais monter à Bruxelles comme ça !). Sur la tranche, l’imparable « privilégions l’emploi local » qui fait frémir tout barbu sans chaussettes qui se respecte.
– « producteurs engagés » : pas d’approche helvétique de la production d’œufs, Monsieur. Non seulement ils nous sont fournis par des paysans, mais en plus par des paysans engagés ! Engagés contre quoi, l’étiquette ne le dit pas, mais tant qu’ils cassent de la Grande Distribution…
– « petites fermes depuis 1983 » : je ne sais pas encore si la ferme est assez proche pour que puisse m’y rendre sur mon vélo Brompton, mais c’est un bon début.

4 – Les intelligentes
Dans le lot, quand même, des mentions bien pensées.
– « nos poules sont élevées en plein air » : reste à définir la notion de « plein air », pas forcément la même pour un Parisien content de pouvoir prendre sa voiture les jours sans pic de pollution et un Corrézien. À noter que, pour certaines poules préférant, pour la demi-heure de promenade du dimanche après-midi, le cours Mirabeau à la Canebière (comme je les comprends !), elles auront accès à un « parcours arboré ». L’histoire ne nous dit pas si elles pondent avec le petit ergot en l’air et plutôt avant ou après la messe…
– « coque 3, mollet 5, dur 10 minutes dans l’eau bouillante » : ben oui, il y a de plus de plus de divorcés et on a pas envie de s’encombrer la tête à retenir trop de choses. Ceci étant, la durée de vie moyenne de la population augmentant, il est peut-être temps d’introduire la notion de « demi-dur » ou « moitié mou ».
– « alimentation des poules pondeuses composée à 65 % minimum de céréales » : alors maintenant, on sait que ces poules-là ont un point commun avec les mannequins anorexiques encensés par Karl cheveux d’argent. Mais il y a encore mieux : nous avons en plus des poules patriotes « nourries aux céréales LOCALES » avec le petit drapeau Bleu-Blanc-Rouge et tout et tout…

Au-delà de la plaisanterie, ce florilège de mentions en tous genres dévoile tout de même des approches foncièrement différentes de l’information consommateur.
Lustucru, lui, a tout compris : Bio en grand avec le logo caution de certification, des messages pertinents « naturellement riche en Oméga 3 », « Issu d’animaux nourris sans OGM », « boîte à base d’herbe 100 % home compost ». Respect.

Le Graal

©Photo Xdr

On croit souvent enfin le tenir mais, comme l’espadon du vieux pêcheur d’Ernie, la MILF esseulée de fin de bodega ou les finales pour Clermont (exception cette année et un immense RESPECT pour les grognards de Roro), il finit toujours par nous échapper. On s’en approche parfois avec certaines répliques peroxydées des cagoles au cht’is, avec une « blague » d’Hanouna au grand niais de Kent qui lui sert de souffre-douleur (normal de vouloir rabaisser un beau gosse quand on est petit, gros, avec une tête de chameau cocaïnomane et les yeux de Bart Simpson qui a vu un donut), avec les logorrhées agressivo-incohérentes d’un alcoolo qui n’a pas encore ingurgité sa dose quotidienne de mauvais vin, avec certains commentaires beauf fascisant du 13H de JPP, mais toujours il nous échappe.
Et puis là, tout à coup, alors qu’on n’y croyait plus, il est là, devant moi. Et là, c’est jackpot, extra balle et partie gratuite, la noire en 3 bandes, gamelle et sans commerce en plus (pour les minots qui sont nés avec le mobile greffé, je parle du bon temps ou on socialisait — avec des mots — dans les cafés avec flipper, billard et baby foot, plutôt que d’envoyer des WhatsApp a son voisin de table).

Place de la Rotonde à Aix dimanche matin.

Regroupés en cercle près de leurs breaks bavarois garés en triple file (je travaille moi Monsieur !), ils sont une petite dizaine de chauffeurs de taxi. C’est incroyable comme ils peuvent tous se ressembler. Bien loin du style de Monsieur Uber. Que des Patrick Bosso avec quelque 5 centimètres de bide en plus par tranche de 3 ans d’âge supplémentaire. Chauves, avec l’inévitable compensation barbue, les lunettes noires sur le dessus du crâne luisant, en baskets, portable et cigarette à la main gauche, gourmette et porte-clés à la main droite. Le couplet tous des pourris/qui c’est qui me la paye la licence du tacot ?, les résultats de l’OEMEU et de TOULONG, avec la reluque salace aux Perette légères et court vêtues qui remonte le Cours, en se grattant la gauche du bout de la clé et en gloussant. Pas méchants, mais alors plus lourds qu’un riff de Toni Iommi. Qu’elle se rassure, même après son débat cataclysmique et les errements sur les dossiers importants, Marine a encore de l’avenir et un réservoir de voies aussi profond que celui du coffre de leurs berlines… Je te dis pas que c’est pas injuste, je te dis que ça soulage !

Vegio Patria Nostra

Je me demande si de s’imposer tout un tas de restrictions/privations au niveau alimentaire et mode de vie n’est pas, finalement, en raison de la frustration et du stress induits, plus néfaste que bénéfique. Le fraîchement converti à un des régimes « sans quelque chose » à la mode a beau jurer ses grands dieux que « ça » ne lui manque pas, il est aussi crédible que la vieille fille qui vit sans homme et achète les piles AA LR6 par blister de 24, ou le fumeur qui tord rageusement des trombones avec un sourire crispé, car le 5eme jour, c’est dur. Alors oui, si votre balance a affiché « une personne à la fois SVP » la dernière fois que vous êtes monté dessus, oui, si vous affichez le taux de quadriglycerides (c’est nouveau, ça vient de sortir, c’est après les tri !) niveau radiations près des fissures du premier sarcophage de Tchernobyl, non, si vous n’avez pas supprimé le sel, le sucre, le gras, le transformé, les carbohydrates, le gluten,… vous jouez un peu avec le feu, mais, finalement, tout ça c’est un peu comme l’adulte qui a des incontinences et va voir un psy pour ça. Au bout de quelques semaines, il a toujours les mêmes incontinences, mais grâce à l’aide onéreuse de son psy, maintenant, il s’en fout !
Ceci étant dit, la tendance vegan, même si elle ne concerne aujourd’hui que quelques Illuminati ayant sûrement un goût pour le cilice, est a priori tout bénéfice pour notre Filière pour peu que nous sachions en tirer partie. Je me demande quand même ce que les hipsters vont bien pouvoir inventer, pardon recycler, ensuite. Que diriez-vous de croiser plusieurs concepts : le vegan bio français local (il y a 50 ans, ça s’appelait le potager de papa), le vegan équitable duty free (il y a 50 ans, ça s’appelait ne pas faire crever nos paysans sous les taxes et la paperasse), le vegan marcheur (juste tendance pour se recaser…)… Viva Las Vegan !

 

Qu’importe le flocon pourvu qu’on ai le tire-fesses !

Vous avez noté bien sûr comment certaines enseignes spécialisées dans les supérettes de proximité en montagne refont de la pub juste avant le démarrage de la saison de sport d’hiver. En fait, je me demande pourquoi les skieurs qui ne veulent pas reprendre la voiture pour descendre au supermarché traditionnel un peu plus bas dans la vallée, sont manifestement captifs. Peu importe la gamme minimaliste et les prix élyséens, on ne va pas déneiger la voiture, qui en plus tient mal sur la route car c’est une propulsion, pour aller acheter les trois produits et demi qu’il nous manque, si ? En fait c’est la captivité du client qui m’intéresse, celle-la même qui touche le touriste à Disneyland Paris qui a eu le malheur d’oublier son pique-nique ou le voyageur TGV qui recompte fébrilement sa monnaie en s’approchant en tanguant du wagon Restaurant pour savoir si, avec 14€, il aura assez pour le café et le donut dont il rêve. Ces deux autres monopoles ne font pas de pub eux…