Archives de catégorie : Qui aime bien charrie bien !

Galerie des glaces

©Photo Xdr

Je me souviens du plaisir que j’avais, gamin, à accompagner ma mère « au » Cora (bah ouais, je suis Lorrain et on allait AU Cora, et quand on croisait un pote venait l’incontournable « Comment qu’c’est euh gros ? » bien connu des Amis de ta Mère).
En plus de pouvoir sournoisement ajouter dans le caddy quelques incontournables de l’époque (on s’en fout de la madeleine de Proust, on veut des œufs surprise Kinder, en les secouant avant pour voir s’ils sont lourds et cachent des soldats qu’on croyait en plomb, des Danino – le jour ou Danone relance cette glace tant regrettée, je jure de construire moi-même mon freezer ! – et des Picorettes – à part peut-être avec les Kit Kat Balls, personne ne s’est jamais approché du mythe depuis), j’aimais tout simplement me rendre dans ce majestueux temple de la consommation, à Houdemont, près de Nancy. 45 tours, San-Antonio, rayon BD,… et surtout, une vraie galerie commerciale.
On y trouvait autre chose qu’une crêperie/glacier bas de gamme, une cafétéria spécialisée en assiettes texanes ou des fringues pour vendeurs de voitures japonaises et hôtesses Sephora.
Je vois avec grand plaisir aujourd’hui que les galeries commerciales reprennent du poil de la bête et ont la volonté de mériter à nouveau le titre de galerie. Même si on restera probablement encore loin des malls fabuleux qu’on peut trouver à l’international, je suis très impatient, par exemple, de voir ce que va faire Auchan – et on connaît l’expertise de la foncière du nordiste pour les galeries – gare du Nord.
Une chose est certaine : si on veut avoir une chance de freiner l’expansion du Dieu e-commerce et de ses Amazones, il faut comprendre que faire ses courses doit redevenir un plaisir et pas une corvée qu’on expédie plus vite que les devoirs du petit un soir de France-Croatie.
Les galeries ont indubitablement leur rôle à jouer.

Livraison… sa race !

©Photo xdr

J’ai déjà eu l’occasion de dire tout le bien que je pensais du service livraison à domicile mis en place par certaines enseignes. On va faire ses courses à pied, sans avoir à chercher une hypothèque place et risquer de se faire rayer la voiture par la nuche de service, on garde la partie plaisir de choisir, en particulier les produits frais, on n’a pas besoin de se lobotomiser encore un peu plus en cliquant sa liste sur un écran, on vous emballe les courses… et on vous dépose les sacs devant la porte de votre domicile suivant un créneau horaire resserré. Super service donc. Mais, car il y a malheureusement toujours un mais, 2 écueils de taille à la perfection sont en train tout bonnement de le torpiller :
1 – Face au succès manifeste de ce service, l’enseigne se croit obligée d’introduire au fur et à mesure toute une liste de restrictions : pas trop loin du magasin, pas plus de X packs d’eau, facturation d’un forfait emballage (il serait d’ailleurs juridiquement intéressant de voir s’il est partiellement supprimé pour le client qui insiste pour emballer lui-même), facturation des sachets si on ne les ramène pas, facturation si on ne rapporte pas les seuls sachets blancs autorisés et en nombre suffisant, supplément de… 7 € pour une livraison le dimanche ! Ça commence à ressembler à « livraison gratuite mais il faut tout payer »… On coupe mais on laisse quand même toute la longueur !
– Beaucoup plus grave à mon sens, nous avons ici un magnifique exemple des limites de l’externalisation, car la livraison est « confiée » à une société marseillaise dont les livreurs, a quelques exceptions près, ressemblent plus à un chouf de La Castellane qu’à un livreur. Coup de sonnette rageur et répété avant d’avoir eu le temps de bouger, pas de bonjour, annonce du seul nom de l’enseigne genre « il fait chaud et ça me fait braire de devoir travailler pour livrer un bourge d’Aixois alors que je pourrais regarder le foot comme tout le monde ! », sachets balancés sur le paillasson, pas de signature du BL au cas où il y aurait des réparations, fruits rouges écrasés, 2 œufs cassés…
Quand on en parle avec les hôtesses de caisse, elles extrêmement aimables et serviables, elles avouent, gênées, que de nombreux clients se plaignent (dont ma suivante en caisse, Marie-Agnès – ça ne s’invente pas –, une femme charmante aux yeux bleus magnifiques…), mais que la société de livraison, qui paye mal ses employés, qui a un turnover hallucinant, mais qui est difficilement remplaçable, s’en moque.
Puis vient l’éternel et impuissant « essayez de faire un courrier au Directeur »…
Tous les ivrognes le savent, la modernisation de la flotte ne facilite pas forcément le dernier kilomètre !

Macron président des riches, Mélenchon leader des… !

Je ne sais pas si M. Macron est le président des riches, je dirais plutôt de ceux qui veulent travailler, car aucun pays ne s’est construit/reconstruit grâce aux assistés ou aux geignards qui revendiquent 35 heures sur 24, mais je suis sûr qu’Hollande a été un pauvre président.
Alors, comment expliquer que cet intermytho du spectacle se permette, après avoir couvert la France de ridicule pendant 5 ans, au point de devoir se cacher sous un casque de scooter, la moindre remarque sur son successeur ? Et Mélenchon ? Que cherche l’aboyeur professionnel, perché sur son double deck ou boycottant Le Louvre, en éructant ce qualificatif de « président des riches » à la marée des aigris de service au cerveau envasé ?
Gardons-nous qu’un jour le pouvoir soit entre les mains d’assembleurs sans programme dont le seul talent aurait été de regrouper anciens et nouveaux communards, indépendantistes et chevelus en tous genres… Jusqu’à maintenant, nous associions le nom de Sanchez à une formidable championne de tennis qui a fait honneur à l’Espagne. Ajourd’hui, c’est aussi celui d’un recycleur sans face qui est bien loin de cette notion d’honneur…
Comme dirait Bernie : « Au loin faites que je ne vois jamais de drapeau, que les gosses continuent à rire à être beau, faites que s’épanouissent les familles, sans le poids d’un marteau ni celui d’une faucille. »