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Macron président des riches, Mélenchon leader des… !

Je ne sais pas si M. Macron est le président des riches, je dirais plutôt de ceux qui veulent travailler, car aucun pays ne s’est construit/reconstruit grâce aux assistés ou aux geignards qui revendiquent 35 heures sur 24, mais je suis sûr qu’Hollande a été un pauvre président.
Alors, comment expliquer que cet intermytho du spectacle se permette, après avoir couvert la France de ridicule pendant 5 ans, au point de devoir se cacher sous un casque de scooter, la moindre remarque sur son successeur ? Et Mélenchon ? Que cherche l’aboyeur professionnel, perché sur son double deck ou boycottant Le Louvre, en éructant ce qualificatif de « président des riches » à la marée des aigris de service au cerveau envasé ?
Gardons-nous qu’un jour le pouvoir soit entre les mains d’assembleurs sans programme dont le seul talent aurait été de regrouper anciens et nouveaux communards, indépendantistes et chevelus en tous genres… Jusqu’à maintenant, nous associions le nom de Sanchez à une formidable championne de tennis qui a fait honneur à l’Espagne. Ajourd’hui, c’est aussi celui d’un recycleur sans face qui est bien loin de cette notion d’honneur…
Comme dirait Bernie : « Au loin faites que je ne vois jamais de drapeau, que les gosses continuent à rire à être beau, faites que s’épanouissent les familles, sans le poids d’un marteau ni celui d’une faucille. »

Elle va marcher, patron !

©Photo Xdr

Vous savez ce qu’est une « voiture dernier voyage » ? C’est un véhicule jugé impropre à la circulation chez nous (si, si… même à Marseille !), difficilement réparable pour passer le contrôle technique, et qu’on expédie à l’étranger, en Afrique par exemple.
À l’heure où un passage chez le garagiste se résume chez nous à la mise sur banc de véhicules bardés d’électronique, la détection automatique et informatisée des points de maintenance à traiter et le remplacement systématique des composants incriminés, que reste-t-il de l’art de la mécanique et du « on ne change que si vraiment nécessaire » d’antan ?
En revanche, là-bas, vous avez des gens manuellement doués et par obligation débrouillards, qui font beaucoup avec rien (le contraire de nos députés…), apprennent sur le tas, fabriquent, avec des outils eux-mêmes bricolés, des pièces uniques à la demande. Alors, bien sûr, l’esthétique est africaine et la fiabilité des véhicules plus italienne que germanique, mais bon, il convient quand même de s’interroger. Quand l’Europe a tendance à prendre l’Afrique pour la poubelle de ses vieux diesels, les Africains eux font l’effort de fouiller dans le fond des-dites poubelles pour continuer à s’en servir. Société de consommation, obsolescence programmée, acceptée et assumée d’un côté, recyclage sans limites pour moins nantis de l’autre, quitte à oublier un peu la sécurité. La bonne approche est probablement, comme souvent, à mi-chemin de brousse…

Ils le vendent ça comme sport ?

©Photo Xdr

Qu’ils soient d’été ou d’hiver, j’adore les Jeux Olympiques et j’ai un immense respect pour tous ces sportifs – sauf bien entendu, pour ceux qui sont propres comme du Bio italien – cherchant à toucher au Graal.
Seule petite question : pourquoi la France est-elle plutôt spécialiste des disciplines un peu inopinées ? Pourquoi nous voit-on si peu en sprint ou en ski alpin ?
Regardez les derniers palmarès et retirez les médailles en judo 48 kg sac d’entraînement inclus, en équitation quatre barré (les chevaux en avaient assez du water-polo), en fleuret mouche tsé-tsé et en boxe camerounaise catégorie crevette anorexique ? Et en hiver ? Ben on a descente sur rampe d’escalier, curling sous amphéts et ski sur une piste avec plus de bosses qu’une rue « réparée » par la voirie marseillaise…
Encore une fois, grand respect mais on aimerait bien aussi titiller la Norvège ou l’Allemagne avec autre chose qu’une carabine à plomb ou un snowboard…

Gimme a break !

©Photo Xdr

Aujourd’hui, à part quelques jeunes perdreaux impatients, tout le monde a enfin compris qu’acheter, ça n’est pas seulement négocier le prix le plus bas, quitte à dégrader la qualité sur bon nombre d’attributs produits constitutifs du juste prix. Taux de service, sécurité alimentaire, bilan carbone, gustativité, solidité, emballages recyclables, avec tous ces « must-have » qui sont aussi des « don’t want to pay », l’acheteur professionnel a un métier très technique et vraiment compliqué.
Mais, toutes ces complexifications ne constituent-elles pas un énorme paradoxe quand le consommateur insiste pour acheter le plus brut et le plus proche possible, quand la même Madame Michu qui regarde les étiquettes de normalisation d’un œil suspicieux dans son supermarché est prête en été à acheter sur le bord de la route au premier Django qui y a garé son J7 « en direct du producteur » ? D’un côté, la GMS généraliste, empêtrée dans un contexte économico-legislatif inextricable, perd du terrain, de l’autre, le consommateur, qui est prêt à manger des carottes toute l’année voire à aller les cueillir lui-même chez son local chéri !
Le vrai moyen de relancer la consommation des F&L ne serait-il pas simplement de laisser travailler les supermarchés en paix et d’appliquer la même tolérance (impunité ?) que sur les marchés de plein vent (la casse des halles ?). Il y a de grandes chances a parier que les professionnels de la GMS sachent relancer la consommation du raisin de table (le vrai, le bon, les terroirs, pas les grosses boules rose fluo, à la peau plus épaisse qu’un 2ème barre de Montpellier, qui finissent par nous casser les pouilles tant on ne voit qu’elles…) si on leur lâche la grappe concernant le nombre de grappillons par colis ou le « s » manquant à Moissac sur le balisage IGP…

Very bad Cripps

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Le cahier des charges production drastique de la dame en rose, gage d’une qualité Premium ensuite largement valorisée, fait tout de même parfois un peu grincer les pignons des calibreuses au regard des fruits imparfaits (un peu pâlichonne… pas assez ronde… chair un peu molle… absence de pédoncule… on dirait un peu le casting de Rocco à Budapest !) et jugés indignes de revêtir l’habit de lumière. Même si une deuxième catégorie et toute une liste de produits périphériques à la seule 1ère gamme (jus, compotes…) permet de valoriser convenablement les mises à l’index, il n’en reste pas moins que des producteurs agréés sont parfois vexés de voir certaines de leurs protégées rater le défilé de Victoria Secret pour un point noir mal placé et ont les mains qui se crippsent sur le bord du pallox où se déversent les écarts…
Alors, de la même façon que les agents d’entretien cachent la misère à grands coups de barbouille la veille, sur le parcours connu à l’avance d’un roitelet africain en tournée en province, les stations qui savent qu’elles vont avoir un ‘audit surprise’ (sic) ont parfois tendance à s’acheter la carte du paneliste modèle juste le temps de faire le tour avec les porte-flingues et leurs gros calibres. Dès qu’ils ont délivré le précieux sésame « bon pour le service » et sont remontés dans leur monospace, on recommence à regarder ailleurs quand le tri colorimétrique s’affole et à monter des palettes façon présentatrices du 20H, canons en haut, moyennes en bas. Encore un bel exemple d’une Filière qui adore casser ses jouets. Tant que les producteurs n’auront pas compris qu’ils se tirent eux-mêmes une balle dans le pied à jouer à ce petit jeu court terme… Par contre, côté club, pourquoi ne pas aussi (plutôt ?) jeter un œil aussi inquisiteur sur la façon dont les fruits sont traités sur les étals ?

Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les chiens

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Je ne perdrai pas de temps à m’insurger façon Cazeneuve, c’est-à-dire avec des mots et aucune action en découlant, contre l’agression du gamin juif de Sarcelles il y a quelques semaines. Zone de non-droit, antisémitisme résurgent, problème avec la nouvelle génération seule… bla-bla-bla. Mais, loin de ces commentaires político-religieux, fondés mais malheureusement aussi banals qu’une tuerie d’étudiants aux États-Unis, c’est quelque chose de bien plus triste qui me révolte. Oubliez les symboles religieux – la connerie n’a pas de culte – et relisez les titres de vos journaux : un gamin de 8 ans agressé par deux adolescents d’une quinzaine d’années. Un petit tout seul contre deux plus grands en groupe. Moi, c’est cette partie là qui me donne la gerbe, car elle est en train de devenir une nouvelle norme. Après les policiers immolés dans leur voiture ou frappés à terre par des bandes de hyènes masquées qui n’ont de « courage » qu’en bande, les pompiers qui éteignent les poubelles en gardant un œil sur le toit des immeubles, les collégiens – garçons ou filles – tabassés par des groupes d’ablettes en survêtement dont les plus lâches filment en gloussant avec leur portable volé, les personnes âgées torturées à domicile pour quelques euros, les magasins pillés à la première occasion par des hordes de crevards phagocytant les manifestations, on a un gamin de 8 ans agressé…
Je ne sais pas si le gamin était circoncis. Par contre, je suis certain que les deux lâches qui l’ont agressé sont des émasculés.

Nutella, Ella elle l’a

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Amusant, l’épisode de la promotion Nutella. Entre le distributeur qui fait intelligemment le buzz et s’achète de l’image discount à peu de frais, les con-sommateurs genre modèles pour Rubens qui se jettent sur les palettes comme des morts de cholestérol et s’agrippent à leurs pots de gras plus fort qu’un frileux à une bouée du Titanic, les vigiles du magasin qui menacent de tirer sans con-sommation, les autorités paperassières qui ne s’entendent toujours pas sur la définition du seuil de stricte revente à perte, on rigole finalement pas mal avec ce gag qui rappelle un peu visuellement la distribution des sacs de riz par le Kouchner des grandes heures. Pourtant, on peut quand même se poser la question de savoir pourquoi ce qui attire l’attention, quand il s’agit d’épicerie à marque, reste tout le temps dans l’anonymat pour les produits frais. On ne compte plus les défenderesses du pauvre orang-outan qui, même avec l’aide de Stéphane Plaza, n’arrivent pas à retrouver un 2 lianes-cuisine, après son éviction de Huile de Palme Beach. Par contre, où sont les bien-pensants en tous genres quand nos fruits et légumes sont régulièrement crucifiés sur l’autel de la toute puissante image discount et bradés en dessous de leur prix de revient ? Oui, je sais, Nutella est une marque symbole et nous en avons très peu…

On se fait un plan cru ?

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Le cru est à la mode. Même si on risque de se retrouver avec le transit intestinal comme si on venait de se faire L’exorciste version longue dans un chalet de haute montagne avec les toilettes dehors, les steaks tartare et les carpaccios sont une valeur sûre du bistrot. Poisson idem. Même s’il y a autant de poisson dans les sushis industriels que de vraie truffe sur les marchés du Périgord, les sushis cartonnent. Pourquoi n’arrivons-nous donc pas surfer sur cette tendance et à promouvoir des associations culinaires autres que les sempiternelles frites et le certes difficilement remplaçable riz ? Après tout, la fonction d’accompagnement des légumes est un des moyens de promouvoir la consommation, non ?

Please respect the kicker

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Ah le Tournoi des Six Nations. La bouffée d’oxygène annuelle de l’Ovalie. Pendant quelques semaines, on retrouve les vraies valeurs de notre sport. Un public debout qui chante son hymne à tue-tête, la main sur le cœur et les yeux humides, et applaudit aussi celui de l’adversaire. Bien loin des sifflets du Top 14. Des joueurs en sang ou blessés qui pleurent plus d’avoir à quitter le terrain et à laisser les copains que de douleur. On oublie un moment les mercenaires coupés Jacques Dessange du championnat qui commence à s’inventer aussi des mimiques de footeux quand ils marquent un essai. Des jeunes qui essayent des choses, même si ça ne fonctionne pas toujours, plutôt que des golgoths bodybuildés programmés façon perceuse à percussion pour casser la ligne (que Monsieur Lièvremont a raison de glorifier aussi de « jeu d’évitement »). Et une équipe de France qui, même si elle n’a pas montré grand chose d’autre que de la vaillance en défense, meurt les armes à la main contre l’Irlande. Merci, Monsieur Brunel. Comme quand Macron a succédé à Hollande, on est d’abord content de ne plus être ridicule. Et aussi, spéciale dédicace, merci de ne plus nous infliger cette chèvre de Huget et les autres membres du club des « j’aurais voulu être un artiste » toulousain !

Calendar girls

©Photos Xdr

La mise en avant frénétique, pour quelques semaines, des présentoirs de calendriers et d’agendas 2018 a quelque chose d’énervant tant elle est convenue et dénuée de toute innovation. Prenez un moment à détailler les thématiques racoleuses qui reviennent chaque année et vous aurez à peu près toutes les frustrations de nos vies modernes. Quelques exemples pour les calendriers :
– les grandes capitales : concernant notre pauvre Paris, autant en rester aux photos de Doisneau, tant ce qu’est en train d’en faire l’Amie Dingo, pardon l’Anne Hidalgo, est dramatique. Quand va-t-on pouvoir faire en sorte qu’elle ferme autre chose que les voies sur berges ? Quand à l’albinos coiffé Playmobil tout en gueule qui a disparu avec le Brexit, il donne vraiment envie de ne pas décrocher le London calling…
– Wonder Woman : à part l’excuse pour Monsieur de pouvoir s’extasier à en casser sa biscotte au petit déjeuner sur les courbes de la dame en mini short encore plus moulant que celui de Daisy Duke, quel intérêt d’avoir le calendrier d’une énième version de ce comic ou maman manie le fouet toujours moins bien qu’une stagiaire de DSK ?
– Tropical Paradise : là où vous n’irez jamais, vu que vous avez déjà bien du mal à financer les dix jours all inclusive à Pataya avec mauvais whisky et gamines exploitées livrées en pâture aux doigts boudinés de gros sacs germaniques.
– Vintage : ah, la bonne vieille machine à coudre Singer dont la durée de vie était à peu près égale à 100 fois les tablettes tactiles hors de prix du Club des adorateurs de la pomme à obsolescence programmée (c’est le réflexe du chien qui prend un coup de pied et revient quand même vers son maître en frétillant), c’est vrai qu’elle est belle mais, quand même, de là à en faire un calendrier…
– les chatons et les chiots : même en supprimant son nom du digicode et en baissant le son de la télé au minimum les trois dernières semaines de décembre pour échapper aux étrennes des pompiers, pas moyen de couper à ce classique des classiques,
– Clara Morgane : les petits chats et les petits chiens pour maman… les petites chattes et les grosses chiennes pour papa. Avec l’amnésique Clara (si, si, même si il n’y en pas beaucoup, tu as démarré comme les autres !), ça vend. Curieux par contre, alors qu’on vend des calendriers de chevaux, qu’on ne trouve pas encore le calendrier de Rocco… Peut-être un problème technique avec l’imprimeur pour la partie dépliable… En attendant, les Dieux du Stade, même s’ils ressemblent chaque année plus à une revue de chez Michou ou à une pub de Versace, sont là pour faire un peu oublier à maman le bouboule qui comate sur le canapé devant Stade 2.

Et pour les agendas, c’est encore pire :
– Mon agenda malin : c’est sûr que ça sonne mieux que « mon agenda con ». On y trouve à peu près tout ce que voudrait être maman plutôt qu’un croisement entre Florence Foresti le matin et la plus azimutée des desperate housewives : organisée, zen, bonne cuisinière, bonne mère, capable d’aider pour les devoirs même pour ces foutues fractions, créative…
– pour finir, mon préféré : « Jardiner jour après jour avec la lune 2018 » : là, je pense qu’il n’y a rien à ajouter…