Je vous en mets combien ma petite dame ?

© Photo Filpack

Juste un petit ajout à mes papiers sur la nécessité d’être capable de conditionner des spécifiques pour nos clients GMS et l’indispensable recherche de valeur ajoutée. J’ai appris la semaine passée que certains éditeurs proposaient maintenant aux libraires, grâce à une machine à imprimer spécifique, des séries de livres de… 1 exemplaire ! Service au client qui attendait en vain une hypothétique réédition d’un texte et se voit proposer du sur-mesure, défense du support papier et de la boutique dans un univers de plus en plus kindlelisé et dématérialisé, pas de stock coûteux à gérer voire d’invendus à détruire, livre commandé/ réservé et « vierge » (c’est-à-dire sans les 34 bactéries des livres que tout le monde a tripotés en magasin, plus sales qu’une poignée dans le métro à Châtelet !) quand le client vient le retirer… La liste des intérêts et des avantages est longue.
Et pendant ce temps, pour notre Filière, toujours l’éternel débat sur la multiplication des emballages et les difficultés à la gérer. Les vendeurs travaillent-ils aujourd’hui à une machine qui permettrait d’imprimer et de façonner à la demande des micro-séries de cartons ? de produire des sachets imprimés aussi facilement qu’un tissu ? La solution est probablement par là…

 

Les Nanars 2017

« Et les gagnants sont… » © Photo Xdr

Bonsoir et bienvenue à cette première édition de la Nuit des Nanars 2017.
– dans la catégorie « Produit en perte de vitesse », est nominée la poire pour ne plus vendre de variétés tendres…
– dans la catégorie « Promotion la plus bidon », sont nominés la mention « vendu à prix coûtant », inintelligible pour le consommateur sans repère, l’arrondi de prix à 0,99 € qui fait passer le client pour une bourrique, la promotion tractée… sans produit sur l’étal car programmée trop tôt/tard dans la saison juste pour « repasser sur le chiffre »…
– dans la catégorie « Fausse innovation », sont nominés les 15 nouveaux clubs de pommes linéairophage et n’apportant rien d’autre que de la pignole marketing, la pomme à chair rouge dont on parle depuis des années sans en apercevoir le premier pépin, la caissette de clémentines à couvercle occultant le produit et que le client casse en rayon pour vérifier qu’il n’y a pas de pourris, le sachet de « choux pommes » qu’on sait même pas ce que c’est et qu’on s’en fout…
– dans la catégorie « Mauvaise économie », sont nominés les sachets trop petits/ trop fins/ sans poignée façon sac de couchage pour Michel Petrucciani, le transport des FL dans le même camion que les surgelés…
– dans la catégorie « Rayon le plus bordélique »…

Sans avoir les 24 libellés de statuettes en tête, il m’arrive de rêver d’une Cérémonie des Nanars où seraient « récompensées » les inepties qui gangrènent notre Filière et nous empêchent d’entendre quand le client nous dit juste qu’il veut du beau, bon, sain et pas trop cher !
L’industrie du film a bien ses récompenses pour les pires, à nous d’avoir un minimum de sens de l’humour et de, sur le ton de la plaisanterie, tenter de nous corriger.

Brèves d’étal

Les gens sont « formidables », comme disait Jacques Martin… ! ©Photo Xdr

De temps en temps, il n’y a rien à enlever, rien à ajouter. Juste à tendre l’oreille. Comme disait Jacques Martin, les gens sont formidables !

– Une vendeuse à la FNAC d’Aix : « Vous renseigner ? Ah on n’a personne aujourd’hui en Photo… Si vous pouvez vous renseigner tout seul… alors je peux ! »
– Annonce micro à l’aéroport : « Nous informons vos passagers que le vol à destination de… sera retardé une heure plus tard. »
– Toujours à la FNAC d’Aix : annonce micro interne pour une promotion sur iPhone : SE ou 6, le choix va Z’être difficile ! (sic). Depuis, ils ont enregistré une nouvelle version corrigée de la liaison plus dangereuse qu’avec le Vicomte de Valmont.
– Au supermarché : dialogue entre 2 ELS affalés sur leur tire-pal au milieu de l’allée : « Si, si, même en vacances, tu peux être arrêté, j’ai appris ça récemment, ça passe ! »

Could you please just shut the f… up ?

François Berléand est « Le Siffleur », un film de Philippe Lefebvre © Photo Pascal Chantier

J’ai une sainte horreur des blaireaux qui sifflent très fort et très juste dans les lieux publics, au mépris de tout semblant d’éducation, en imposant à l’entourage cette bonne humeur affectée du charpentier qui prend du plaisir à construire un chalet pour y mettre son père, sa mère, ses frères et ses sœurs… Peut-être même qu’ils m’énervent plus encore que les exhibes qui font des Skype en gesticulant dans la rue, les bâfreurs de pop-corn au cinéma ou les VRP qui hurlent leurs exploits dans le TGV… Oui, je sais, je ne supporte pas grand chose. En fait si, juste les gens un minimum discrets.

Le Chinois, lui, y dépense walou, y dort dans son magasin !

Je lisais l’interview du patron d’une enseigne de distribution leader en Espagne dans laquelle il louait les valeurs d’effort, de travail et de service de la communauté chinoise, perdues depuis longtemps par beaucoup d’Espagnols.
Pour ceux qui connaissent l’enseigne, son très grand professionnalisme et l’importance qu’elle accorde aux Ressources Humaines, on peut faire confiance au jugement. Quand les Chinois travaillent tôt, dur et presque tous les jours, d’autres ne pensent que « journée intensive » (concept fumeux et mal nommé pour que les journées et semaines finissent plus vite), fériés et vacances. Quand les Chinois sont capables de presque tout pour un client, d’autres manient le « es que… », le « el problema… » et le « es lo que hay ! » pour expliquer pourquoi tout est compliqué et pourquoi ça n’est pas possible. Et je vous arrête tout de suite : inutile pour mes lecteurs français de sourire méchamment de ce constat un peu dur, c’est exactement pareil chez nous mais… en pire !
A la fin d’un entretien d’embauche, demandez à un jeune candidat s’il a des questions concernant le poste proposé et il y a toutes les chances pour qu’il aborde les thèmes ô combien fondamentaux des 35 heures, du nombre de RTT, de la possibilité de prendre des vacances dès la première année (il a toujours un voyage, réservé de longue date, programmé…) et des Tickets Restaurant. En Espagne la fruiterie du Chinois, en France l’épicerie arabe, en Angleterre le cash’n’carry du Pakistanais, aux États-Unis le liquor store… Au delà du grand respect que méritent ces gens qui travaillent quand d’autres ne veulent plus le faire, ces commerces personnifient aussi une dérive manifeste de la valeur travail et de son corollaire service, fondamental pour la réussite de notre Filière. Quand tous ces courageux passent le balai devant l’échoppe avant d’ouvrir le matin, il n’en reste aux autres que les poils dans la main. Que les hordes de traîne-savates, pendues aux mamelles presque taries de l’Etat Providence et de son dealer européen, continuent à battre le pavé à chaque tentative de redémarrage du pays, d’autres communautés n’attendent que ça pour nous remplacer.
Avec la dématérialisation et la robotisation, peut-être qu’il n’y aura pas de travail pour tous dans le futur mais, rassurons-nous, certains ont déjà copieusement anticipé et ne seront probablement pas trop dépaysés…

« Chez ces œufs-là, on ne pense pas, Monsieur, on ne pense pas, on vend. »

Dans une précédente entrée, j’avais pointé du doigt le mélange de fatuité et de langue de bois caractérisant les mentions sur les blisters de jambon en tranche. Eh bien, je n’avais pas encore fait attention aux œufs ! Lors de votre prochain passage en magasin, amusez-vous à lire les mentions sur les boîtes et vous verrez qu’on était loin d’avoir touché le fond avec le jambon. Quelques exemples de mentions relevées à la volée sur les étagères…

1 – Les inutiles
Ce sont les mentions généralement apposées sur les premiers prix/entrées de gamme, tentant de façon malhabile de masquer qu’on n’a pas grande histoire à raconter à part le prix. Elles sont d’autant plus inutiles que l’acheteur de prix sait pourquoi il choisit de ne pas dépenser plus et n’est pas souvent un fanatique de littérature.

Quelques exemples :
– « œufs frais » : nous voilà rassurés ! À quand la commercialisation d’oeufs pourris pour le bizutage ou les manifestations ?
– « ramassés à la main » : quelqu’un peut-il expliquer au consommateur comment sont ramassés ceux qui ne le sont pas à la main ? Les images les plus folles nous arrivent, de poules contraintes de poser coquille directement au dessus de la boîte ou d’œufs intelligents allant tous seuls docilement se loger…
– « poules élevées au sol » : c’est sûr, en l’air, c’est plus compliqué pour ramasser les œufs, surtout à la main.
– « bien jaunes » : ahah… des fois que les œufs, sous l’influence contestataire du lapin de Pâques, décident d’être d’une autre couleur. Avec Label Rouge et l’opération Bleu, Blanc, Cœur, on nous promet un vrai feu d’artifice !
– « pondus en France » : et dans le cas d’élevages en plein air en Alsace, région magnifique mais où l’histoire nous a appris que les frontières étaient pour le moins fluctuantes. Que se passe-t-il si une poule contestataire décide, comble de la déviance, de marcher au pas de l’oie et de pondre du mauvais côté du Rhin ? Allons-nous avoir des œufs pointus à la coquille feldgrau ?
– « datés du jour de ponte » : c’est sûr qu’il serait plus compliqué de les dater du jour où la poule a commencé à se dire qu’il serait temps de répondre à l’appel de la clayette ou bien de celui où le consommateur va les déguster !
– « 6 œufs de poule » : oui, même avec les avancées sur les transgenres, les coqs sont encore un peu fainéants et noient leur chagrin dans le vin pour tenter d’oublier qu’ils ne peuvent toujours pas pondre…
Dans la série des mentions inutiles, on aurait pu aussi l’œuf Titanic « garanti sans trou dans la coque », « contient du blanc et du jaune », « cassez la coquille avant de consommer »…

2 – Les confusantes
– « à conserver au réfrigérateur après achat » : alors, pourquoi les boîtes d’œufs sont-elles présentées en linéaire ambiant dans le point de vente ?
– « 6 œufs fermiers » : ça veut dire ?
– « poules élevées en liberté » : c’est un peu le concept de « tu as la permission de minuit et on va avec toi dans la discothèque » des parents qui craignent pour le petit capital de la fifille. Les poules sont enfermées mais… en liberté.

3 – Les spéciales hipster
– « l’œuf de nos villages » : même s’il y a pourtant peu de chances qu’ils proviennent des toits de Paris, la mention est ici associée avec le concept un peu teinté laveurs de pare-brise roumains des « exploitations familiales » et la photo d’un bon visage de paysan rubicond (oh tu m’ennuie avec ta crème solaire !) sur une chemise à carreaux (ben oui je vais monter à Bruxelles comme ça !). Sur la tranche, l’imparable « privilégions l’emploi local » qui fait frémir tout barbu sans chaussettes qui se respecte.
– « producteurs engagés » : pas d’approche helvétique de la production d’œufs, Monsieur. Non seulement ils nous sont fournis par des paysans, mais en plus par des paysans engagés ! Engagés contre quoi, l’étiquette ne le dit pas, mais tant qu’ils cassent de la Grande Distribution…
– « petites fermes depuis 1983 » : je ne sais pas encore si la ferme est assez proche pour que puisse m’y rendre sur mon vélo Brompton, mais c’est un bon début.

4 – Les intelligentes
Dans le lot, quand même, des mentions bien pensées.
– « nos poules sont élevées en plein air » : reste à définir la notion de « plein air », pas forcément la même pour un Parisien content de pouvoir prendre sa voiture les jours sans pic de pollution et un Corrézien. À noter que, pour certaines poules préférant, pour la demi-heure de promenade du dimanche après-midi, le cours Mirabeau à la Canebière (comme je les comprends !), elles auront accès à un « parcours arboré ». L’histoire ne nous dit pas si elles pondent avec le petit ergot en l’air et plutôt avant ou après la messe…
– « coque 3, mollet 5, dur 10 minutes dans l’eau bouillante » : ben oui, il y a de plus de plus de divorcés et on a pas envie de s’encombrer la tête à retenir trop de choses. Ceci étant, la durée de vie moyenne de la population augmentant, il est peut-être temps d’introduire la notion de « demi-dur » ou « moitié mou ».
– « alimentation des poules pondeuses composée à 65 % minimum de céréales » : alors maintenant, on sait que ces poules-là ont un point commun avec les mannequins anorexiques encensés par Karl cheveux d’argent. Mais il y a encore mieux : nous avons en plus des poules patriotes « nourries aux céréales LOCALES » avec le petit drapeau Bleu-Blanc-Rouge et tout et tout…

Au-delà de la plaisanterie, ce florilège de mentions en tous genres dévoile tout de même des approches foncièrement différentes de l’information consommateur.
Lustucru, lui, a tout compris : Bio en grand avec le logo caution de certification, des messages pertinents « naturellement riche en Oméga 3 », « Issu d’animaux nourris sans OGM », « boîte à base d’herbe 100 % home compost ». Respect.

Un Lannister paye toujours ses dettes. Les autres…

Même s’ils ne sont pas tous blancs aux yeux bleus, les marcheurs de notre Président ont en commun avec ceux de GOT leur lenteur pour faire les choses, une capacité évidente à tirer parti de la division fratricide des grandes familles historiques s’épuisant au pouvoir depuis trop longtemps (en soufflant au passage la politesse aux besogneux du FN qui pensaient enfin pouvoir vendanger les moissons du concept d’UMPS effectivement dépassé, planté par le Menhir il y a bien longtemps), leur obéissance béate à un chef momifié (eh Manu rentre chez toi, y’a du rimmel plein ta bière, Le Touquet va fermer, puis tu gonfles la crêpière. Allez Manu, combien de frais de maquillage ? Allez, avoue qu’une bonne partie était pour Bibi… !) et… une indéniable certitude du fait qu’ils nous conduisent vers la fin du monde.

Le Graal

©Photo Xdr

On croit souvent enfin le tenir mais, comme l’espadon du vieux pêcheur d’Ernie, la MILF esseulée de fin de bodega ou les finales pour Clermont (exception cette année et un immense RESPECT pour les grognards de Roro), il finit toujours par nous échapper. On s’en approche parfois avec certaines répliques peroxydées des cagoles au cht’is, avec une « blague » d’Hanouna au grand niais de Kent qui lui sert de souffre-douleur (normal de vouloir rabaisser un beau gosse quand on est petit, gros, avec une tête de chameau cocaïnomane et les yeux de Bart Simpson qui a vu un donut), avec les logorrhées agressivo-incohérentes d’un alcoolo qui n’a pas encore ingurgité sa dose quotidienne de mauvais vin, avec certains commentaires beauf fascisant du 13H de JPP, mais toujours il nous échappe.
Et puis là, tout à coup, alors qu’on n’y croyait plus, il est là, devant moi. Et là, c’est jackpot, extra balle et partie gratuite, la noire en 3 bandes, gamelle et sans commerce en plus (pour les minots qui sont nés avec le mobile greffé, je parle du bon temps ou on socialisait — avec des mots — dans les cafés avec flipper, billard et baby foot, plutôt que d’envoyer des WhatsApp a son voisin de table).

Place de la Rotonde à Aix dimanche matin.

Regroupés en cercle près de leurs breaks bavarois garés en triple file (je travaille moi Monsieur !), ils sont une petite dizaine de chauffeurs de taxi. C’est incroyable comme ils peuvent tous se ressembler. Bien loin du style de Monsieur Uber. Que des Patrick Bosso avec quelque 5 centimètres de bide en plus par tranche de 3 ans d’âge supplémentaire. Chauves, avec l’inévitable compensation barbue, les lunettes noires sur le dessus du crâne luisant, en baskets, portable et cigarette à la main gauche, gourmette et porte-clés à la main droite. Le couplet tous des pourris/qui c’est qui me la paye la licence du tacot ?, les résultats de l’OEMEU et de TOULONG, avec la reluque salace aux Perette légères et court vêtues qui remonte le Cours, en se grattant la gauche du bout de la clé et en gloussant. Pas méchants, mais alors plus lourds qu’un riff de Toni Iommi. Qu’elle se rassure, même après son débat cataclysmique et les errements sur les dossiers importants, Marine a encore de l’avenir et un réservoir de voies aussi profond que celui du coffre de leurs berlines… Je te dis pas que c’est pas injuste, je te dis que ça soulage !

Baisser la tension de relation, augmenter la tension de tâche

© Photo Xdr

Je me souviens d’avoir beaucoup travaillé cette thématique en formation quand j’étais jeune Compte Clé chez Mars/ Unisabi. Au-delà du jargon de consultant, cela voulait simplement dire ne pas perdre de temps entre le vendeur et l’acheteur à chercher à savoir qui a la plus grande et construire du business ensemble. Eh bien voilà un domaine où, à mon sens, notre Filière a beaucoup progressé. Finis les rendez-vous avec plusieurs heures à attendre, les sièges sans dossier et rabaissés, les commissions d’achats façon Sainte Inquisition, les humiliations, l’absence de réelle écoute,… La grande majorité des acheteurs, enfin les bons en tous cas, a compris que le fournisseur est un allié face au vrai ennemi, le concurrent. On ne parle plus achats tournants mais relations contractuelles sur le moyen/long terme, le prix n’est plus le seul critère, on parle partenariat… Quand c’est bien, il faut aussi savoir le dire.

 

Vegio Patria Nostra

Je me demande si de s’imposer tout un tas de restrictions/privations au niveau alimentaire et mode de vie n’est pas, finalement, en raison de la frustration et du stress induits, plus néfaste que bénéfique. Le fraîchement converti à un des régimes « sans quelque chose » à la mode a beau jurer ses grands dieux que « ça » ne lui manque pas, il est aussi crédible que la vieille fille qui vit sans homme et achète les piles AA LR6 par blister de 24, ou le fumeur qui tord rageusement des trombones avec un sourire crispé, car le 5eme jour, c’est dur. Alors oui, si votre balance a affiché « une personne à la fois SVP » la dernière fois que vous êtes monté dessus, oui, si vous affichez le taux de quadriglycerides (c’est nouveau, ça vient de sortir, c’est après les tri !) niveau radiations près des fissures du premier sarcophage de Tchernobyl, non, si vous n’avez pas supprimé le sel, le sucre, le gras, le transformé, les carbohydrates, le gluten,… vous jouez un peu avec le feu, mais, finalement, tout ça c’est un peu comme l’adulte qui a des incontinences et va voir un psy pour ça. Au bout de quelques semaines, il a toujours les mêmes incontinences, mais grâce à l’aide onéreuse de son psy, maintenant, il s’en fout !
Ceci étant dit, la tendance vegan, même si elle ne concerne aujourd’hui que quelques Illuminati ayant sûrement un goût pour le cilice, est a priori tout bénéfice pour notre Filière pour peu que nous sachions en tirer partie. Je me demande quand même ce que les hipsters vont bien pouvoir inventer, pardon recycler, ensuite. Que diriez-vous de croiser plusieurs concepts : le vegan bio français local (il y a 50 ans, ça s’appelait le potager de papa), le vegan équitable duty free (il y a 50 ans, ça s’appelait ne pas faire crever nos paysans sous les taxes et la paperasse), le vegan marcheur (juste tendance pour se recaser…)… Viva Las Vegan !