Red bulle

En fait, la vie n’est qu’une histoire de bulles.
Les femmes en veulent des grosses en haut devant et des petites en bas derrière pour attirer les hommes. 2 ou 3 fois dans leur vie -la moyenne baisse-, elles sont génétiquement programmées pour en sentir une grossir. Elles la feront ensuite grandir une vingtaine d’années avant de la voir à son tour s’envoler avec une autre plus petite.
Les hommes, eux, pensent invariablement qu’ils en ont des plus grosses que le voisin. Ils regardent crever les bulles de leurs rêves (que le Grand Jacques avait raison…) au fur et à mesure que les années passent.
Enfin, les enfants ont quelques années innocentes à en faire avant d’atteindre l’âge adulte. Le travail n’étant plus trop à la mode, ils vont pour la plupart essayer ensuite au maximum de la coincer.
Tous attentent la bulle ultime, maligne, qui les emportera voyager trop près du tropique du Cancer.

Tout à coup, un inconnu vous offre des choux-fleurs !

On se répète à longueur de formation que rares sont les clients ayant une liste de courses précises en FL et que, en général, ils choisissent à l’impulsion face à l’étal. Et ? Compte-tenu des défaillances chroniques sur les basiques de l’étalagisme, on oublie que si certains consommateurs le tolèrent encore et choisissent le moins pire, d’autres passent carrément leur chemin. Avec des salades défraîchies, des tomates plus fripées qu’un dimanche après-midi sur la promenade des anglais, des pommes avec la même tête que Clive Woodward, le rayon fait parfois très peu envie. Il ne s’agit donc plus ici de savoir ce qu’ils vont choisir mais de s’assurer qu’ils ne repartiront pas sans rien ou n’iront pas grossir les rangs des convertis aux légumes surgelés ou aux yogourts et barres chocolatées, eux-aussi en concurrence directe avec le fruit dessert.

Kleenex business

Hormis dans les Produits Frais Traditionnels, les innovations produits sortent des gammes aussi vite qu’elles y sont rentrées. Quand ça ne gagne plus, on arrête ! Ce mouvement perpétuel fait par exemple partie intégrante de la croissance des desserts lactés, des boissons, des biscuits… Et, pendant ce temps, rien ou presque en FL à part les sursauts d’une quatrième gamme qui peinent toujours à trouver l’espèce de ‘rouge gustative’ pouvant remplacer la chioggia spéciale benji ou le nouveau parfum de Danao pour épauler pêche/abricot… Peut-on décemment se passer autant d’innovation sur un marché alimentaire ?

Président Débile 6 : résurgence

Le Palais de l’Elysée. ©Photo Xdr

Entre le roquet rouge encore moins sympathique que son hologramme, l’enfumeur chérubinique qui fait son cinéma mais sans annoncer le programme, le 5e couteau, contraint de suppléer un Président sans courage et déjà lui-même élu par hasard, qui veut amplifier encore la dérive alors que la France est déjà le pays le plus imposé et le plus assisté d’Europe, la grenouille qu’on veut noyer dans son bénitier pour avoir oublié de contrôler que maman avait fait ses devoirs, la tête blonde qui a recyclé National Socialisme en Patriotisme du Peuple sans que les veaux Alzheimerisés ne s’en émeuvent… au secours ! L’élection présidentielle en France, c’est vraiment pas le Beyrou !
Ceci étant dit, ce sont les mêmes qui s’insurgent contre l’élection emperuquée de Donald par une majorité de petits blancs racistes et obèses ayant le même QI que leur 44 chromé, qui s’élèvent contre le seul choix cohérent s’offrant à des français qui pensent surtout à en faire le moins possible et à tendre la main à un état anciennement providence et de tous temps proxénète.

De tous ces maux, l’un est moins pire…

30 millions de faux amis

©Photo Xdr

Après les coccinelles, pandas, colibris et autres grenouilles, voici venir les amis des abeilles !
Vous avez remarqué combien les animaux jouissant d’un capital sympathie sont réquisitionnés les uns après les autres pour tenter de sauver le soldat Végan ? Combien on utilise leur image pour essayer de dire, parfois assez maladroitement, que tel ou tel pays, producteur ou produit est respectueux de la nature ? Alors, dans l’ordre, on a eu la petite bête à bon Dieu qui tentait d’expliquer l’agriculture raisonnée à des consommateurs ne sachant à quel saint se vouer, puis les pandas joufflus ayant manifestement délaissé le Kung-fu pour abuser de pousses de bambou hallucinogènes, les colibris, la grenouille bionique issue des cartels latinos, veillant scrupuleusement à ce que tout le monde s’acquitte de sa dette au péage marketing, et maintenant les abeilles ! Au delà de toutes ces démarches qui, j’en suis conscient, sont de vraies tentatives d’avancées, ne doit-on pas craindre que ce carnaval des animaux ne continue à laisser le consommateur dubitatif et ignorant de ce qui se cache derrière le green masque ?

Touchez ma bosse, monseigneur !

Jean Marais incarne « Le bossu » en 1959 dans un film de André Hunebelle. © Photo Xdr

On sait, avec l’épisode de Madame Fillon jetée en pâture à la populace par la hyène mediatico politique, qu’un acte légal n’est pas forcément moral. Dans la même logique, on doit aussi se demander si un concept intelligent est toujours vendeur. Bien sûr qu’une boîte de conserve cabossée ou avec une étiquette partiellement déchirée ne voit en rien l’intégrité de son contenu menacé. Si, de surcroît, on la paye moins cher, cela peut faire le bonheur du consommateur au budget limité et du contrôleur de gestion dans sa guerre à la casse. Ceci étant dit, a-t-on intégré l’impression d’acheter un produit au Rabat plutôt que dans une grande surface? A-t-on imaginé l’esprit tordu de certains qui vont arracher les étiquettes à dessein? A-t-on pensé aux inspecteurs en tous genres qui vont immanquablement crier au crime de lèse-traçabilité? Après, juste pour rire, je propose qu’on donne le facing des boites cabossées à faire à l’ELS qui gonfle tout le monde, si…si, vous savez, celui qui veut tous les fériés, est systématiquement pris dans un embouteillage le lundi, a toujours un enfant malade en février…

Wonderbox

© végéblog Guely

Ah les promesses affichées sur ces présentoirs de boîtes à bonheur aux couleurs flashy : le temps d’un week-end, on nous promet bien-être, gastronomie, séjour gourmand… Et quand on détaille un peu, on y parle de délices, de tables, de bistrots… Compte tenu du niveau d’insatisfaction des consommateurs vis-à-vis des F&L qui ne baisse pas, je suis convaincu qu’il y a dans notre Filière toute la matière pour un marketeux à construire une Wonderbox dédiée à nos F&L : découverte de la Production via un ‘vie ma vie’ de quelques heures, blind test sur les espèces, dégustation, cuisine… À quand la Wonderbox WE de récolte des abricots en Ardèche ou escapade dans les vignes du Ventoux ? Même si c’est plus dur que les quelques heures de pierres chaudes de Madame ou de petit cheval cabré de Monsieur, rares sont les consommateurs qui ont un mauvais souvenir des vendanges de leur jeunesse…

Enherbement maximum !

Alors que le Bio continue, et c’est très bien ainsi, de progresser en F&L, certains producteurs encore plus français que les autres question mentalité (comprenez vraiment jamais contents !) s’autorisent à penser. Plutôt que de se poser les bonnes questions, on commence à noter des débuts de scission entre les talibans du Bio, qui veulent faire de ce mode de culture un étendard pour porter haut et rouge les discours anti-patron et rejeter en black block tout semblant d’industrialisation de l’agriculture, en vérifiant avant utilisation que le fumier organique ne vient pas d’une vache Filloniste ou que le compost est de gauche, et les agriculteurs Bio plus pragmatiques, qui cherchent plutôt comment financer autrement que par l’éternelle aumône de Bruxelles les années de conversion, comment éviter les déconversions, comment démocratiser le Bio, comment faire du Bio non pas une secte d’ultras mais plutôt le fer de lance d’une nouvelle agriculture conventionnelle recommençant enfin à raisonner.
Quand arrêtera-t-on enfin dans notre Filière de casser systématiquement les nouveaux jouets qu’on nous donne ?

Presse-agrumes qui coule…

Machine Zumex – © Photo Xdr

5 fruits et légumes par jour, qu’ils disaient ! La nouvelle année drive son cortège de bonnes résolutions et commencer le matin avec un bon jus d’orange frais est un classique… Alors, équipez-vous.
Question matériel, plusieurs options:
1 – Si vous avez les moyens de Trump (et son attirance pour les fontaines dorées…), offrez-vous la fabuleuse machine Zumex qui officie seule dans les aéroports et les cafés branchouille. Seul risque, se gaver de vitamine C toute la journée tant le fonctionnement de l’engin est hypnotique, et passer ensuite la nuit en overdose à faire l’araignée façon l’Exorciste !
2 – Le robot combi, look r2d2 (mais avec tous les axes en plastique pour assurer l’obsolescence programmée…), caréné comme Kim Kardashian, super performant, qui t’arrache la paume de la main si tu appuies un peu trop longtemps la demi orange, et que personne ne veut jamais nettoyer après tant c’est long et fastidieux. Il traînera dans l’évier jusqu’à ce que les restes de pulpe séchée soient bleus fluo et que Madame pique une colère.
3 – L’appareil design, genre envahisseur dégingandé de Stark ou look ancienne pompe à essence américaine, sur lequel il faut appuyer comme un âne, qui écrase juste l’écorce sans libérer le jus, et qui te fait le bras comme celui de Venus après 3 sets à Roland.
4 – Enfin, l’appareil vintage, acheté bêtement dans une foire à 1€, pas sexy du tout, mais qui est finalement le meilleur compromis entre ergonomie et prix.

Bref, pas si simple de faire le plein de vitamines le matin et ça n’est malheureusement pas la seule source de nervous breakdown dans la cuisine.
À titre d’exemples et comme ça me vient :
– le beurre soit disant tendre, et qu’il faut sortir du frigo avant la douche sous peine de devoir l’attaquer au C4 pour pouvoir le tartiner
– le grille-pain avec les petits morceaux qui tombent toujours au fond et que tu essayes de récupérer, même si on t’a dit 100 fois de ne pas le faire, avec la pointe d’un couteau, au risque de jouer un remake de Cloclo et l’Applique de travers
– les filtres à café qui ne se décollent pas où se replient sournoisement pendant que tu verses -oui, pas assez lentement, je sais- l’eau sur le café moulu

Allez, bonne journée quand même !

JDM pour Madame Michu

© Xdr

Après avoir désespérément cherché pourquoi, si on lui indique qu’une banane vaut 40 centimes, on lui détaille combien valent…2, 3 ou 4 bananes, un client dépressif s’est pendu avec un elastiband. JDM.
Après avoir soulevé une dizaine de colis vides pour finalement dénicher un fond de rouleau de sachets, soufflé dessus façon El Niño pour tenter d’en décoller un, s’être aperçu qu’il n’avait pas de poignées, un client qui avait eu l’imprudence de glisser un 4eme fruit dans le-dit sachet à vu tomber toutes les pommes sur ses pompes et rouler sous le pool balance. JDM.
Bonjour, je cherche un live de Bob Dylan au Royal Albert Hall…Euh oui, quel live? Je ne l’ai pas. Pas d’espace entre les 2 phrases, façon je ne suis pas en service !
Bonjour, je cherche ce livre… On ne l’a pas et on a rien en stock ! À la limite, on peut le commander… Les mots ‘pas’ et ‘rien’ ont été prononcés avec la même douceur que Trump répondant à un mexicain qui lui demande de lui passer le ketchup pour son hamburger ! Encore deux clients de moins pour ce grand magasin de produits culturels… JDM